La difficulté d’admettre l’action de Dieu en ma faveur

En relisant un texte où je cherchais à réfléchir sur mon rapport à la foi, je suis frappé d’un passage où je dis éprouver une difficulté à reconnaître que les réponses que j’obtiens de Dieu dans la prière viennent véritablement de Dieu, de sorte que le doute s’intègre à la foi dans cette situation. J’ai d’ailleurs exprimé cette même difficulté à plusieurs reprises à mes proches, aux membres de ma communauté de foi, précisant presque chaque fois que je fais un choix conscient d’interpréter que dans telle ou telle situation Dieu a agi.

L’Eternel est ma forteresse, mon rocher, mon libérateur. Il est mon rempart et mon bouclier (Ps 18.3)

Lorsque je partageais cette caractéristique de ma vie intime de prière, je mettais aussi l’accent sur la conscience que ma prière ou que ma compréhension des événements subséquents avaient pu être mal orientés et que je ne voulais pas lier Dieu à mes erreurs. Cette attitude m’a aidé à prier et à m’approprier les réponses de prière malgré tout. Elle semble aussi avoir inspiré au moins une autre personne avec qui je partageais cette tension. Celle-ci me disait avoir choisi d’interpréter un événement précis comme la réponse d’une prière qu’elle avait faite à Dieu. Mais au moment d’écrire ces lignes, je me demande s’il ne s’agissait pas chez moi d’une étape dans mon parcours de foi que je m’apprête à dépasser, compte tenu de ce que j’écrirai dans un moment sur Daniel 4.

Il y a environ cinq ans, en écoutant une prédication sur la gloire de Dieu comme mission fondamentale de tout chrétien associée à l’Épître aux Éphésiens, je fus frappé par l’histoire de Nebucadnetsar mentionnée en appui. Je me suis demandé si l’histoire de ce roi racontée en Daniel 4 n’était pas aussi un peu la mienne et si ma difficulté à reconnaître l’intervention de Dieu suite à mes prières n’était pas un peu du même ordre : rendre ou ne pas rendre gloire à Dieu pour ce qu’Il fait. En écoutant l’histoire de Nebucadnetsar, je me disais que celui-ci était sans doute conscient de sa contribution concrète dans les succès dont jouissait son règne. C’est normal, ai-je pensé, car très souvent Dieu choisit d’agir à travers les actions naturelles des hommes. Or justement, lorsque je demande à Dieu de répondre à un besoin, et que Sa réponse s’inscrit en toute apparence dans le cours naturel de la vie, ne suis-je pas devant une situation du même ordre ? une difficulté de rendre gloire à Dieu ? N’était-ce pas aussi une dimension importante de la manière dont je vivais et comprenais mon ministère pastoral, ne comprenant pas toujours très bien que Dieu agissait à travers mes actions quotidiennes ?

Cette réflexion m’a tellement réjoui qu’il m’a semblé important de ne pas la laisser se perdre sans la consigner par écrit dans le présent article. Ma joie ici est celle d’une compréhension renouvelée de la manière dont Dieu agit bien souvent à travers ce que nous humains faisons spontanément par souci de Lui plaire, mais surtout du constat qu’avec la repentance de Nebucadnetsar est venu le pardon de Dieu. Je trouve réconfortant de savoir que lorsque je reviens vers Dieu, il m’accueille moi aussi, même après que j’aie choisi de le bouder ou de l’ignorer pour une longue période.

Cet article est une adapté de Dieu et moi – Essai autobiographique, p. 15-17, accessible sous Formation par l’autobiographie à la section Apprendre du site Savoir et croire .ca.

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Les couples mariés peuvent-ils être restaurés ?

Les couples mariés peuvent-ils être restaurés ? Ma réponse à cette question est oui bien sûr, avec l’assistance du Seigneur. Mon épouse et moi avons passé un certain nombre d’années dans une situation qui pouvait trop souvent se décrire comme plus douloureuse que joyeuse; malgré cela, nous avons tous deux choisi de demeurer fidèles l’un à l’autre.

Dans ma détresse j’ai fait appel à l’Eternel, et il m’a répondu (Jonas 2.3, Segond 21)

En rétrospective, il nous paraît juste d’affirmer que nous nous efforcions de combler l’un par l’autre des besoins affectifs insatisfaits de nos passés respectifs. Cette difficulté n’est pas rare chez les couples, car les relations intimes ont tendance à réactiver les blessures du passé, blessures demeurées en mal de guérison. D’après Le défi du couple : l’amour réapprivoisé (traduction française de Getting the Love You Want) du thérapeute Hartville Hendrix, c’est dans le cadre d’un réel engagement l’un envers l’autre que ce genre de blessures peut être guéries, comme nous l’avons expérimenté.

Cela était loin d’être évident pour nous. Durant longtemps, nous avons déployé beaucoup d’efforts pour tenter de résoudre les difficultés qui nous faisaient souffrir tous deux, sans toutefois jamais y parvenir. Après un certain temps, nous avons renoncé à chercher de résoudre notre situation. Nous avons alors vécu côte à côte au meilleur de nos capacités, tout en nous concentrant chacun sur nos propres responsabilités devant Dieu. J’ai fini par découvrir chez moi la présence de schémas relationnels remontant à mes premières années de vie et sur lesquels je continuais parfois à m’appuyer dans mes interactions avec autrui. J’ai alors commencé à remplacer certaines de ces stratégies par d’autres plus appropriées. Ce fut là une première et très importante étape vers notre éventuel rétablissement conjugal.

Vers la fin de cette période d’épreuve, il y a de cela une dizaine d’années maintenant, je collaborais sur une base quotidienne avec une toute nouvelle collègue de travail. Celle-ci était une chrétienne engagée dans sa foi, d’un héritage évangélique différent du mien. Cette situation donna lieu à des conversations que Dieu utilisa pour m’aider à réfléchir à ce qui avait jadis formé les fondements de ma propre foi chrétienne.

C’est ainsi que je fus conduit par l’Esprit de Dieu à identifier un secteur de ma vie où j’avais cessé d’être vigilant et m’étais laissé emporté en dehors de la voie d’obéissance. Je fus saisi d’une conviction intérieure aussi soudaine que certaine qu’il s’agissait là d’une ultime invitation de la part de Dieu à renoncer à ma désobéissance pour le choisir, Lui. Ma réponse fut immédiate et sans équivoque : c’est toi que je choisis Seigneur! Dès ce moment, toute culpabilité a disparu. Oui, bien sûr, celle du péché auquel j’avais renoncé, mais plus encore, la culpabilité toxique acquise très tôt dans ma vie, celle qui avait pesé si lourd sur moi et affecté indirectement mes relations. J’en ai été libéré, comme par le Souffle même du Dieu des tempêtes et du calme.

C’est ainsi que par la suite, je suis passé de la position d’une personne qui se sent victime de ses circonstances – comme si j’étais tenu captif dans une prison de nature spirituelle – vers la posture de quelqu’un qui sait qu’il est un fils de Dieu, prince sous l’autorité spirituelle de Christ, cohéritier avec le Roi. Il est devenu clair pour moi que je pouvais faire appel à mon Père et recevoir de sa part les réponses à mes demandes pour résister aux tentations devant moi, quelles qu’elles soient. Je ne suis pas en train de dire que je suis devenu sans péché ni faille. Ce que je dis est ceci : je suis devenu un guerrier contre les forces des ténèbres – comme je l’avais déjà été par le passé. Je me suis souvenu à nouveau de qui j’étais en Christ, et j’ai commencé à développer le réflexe de me tourner immédiatement vers la Source de toute force nécessaire pour combattre contre le péché.

Ces transformations sont devenues la base d’une nouvelle perspective dans ma relation avec mon épouse, celle-ci constatant les changements qui s’étaient produits chez moi. Je me suis également mis à  prier chaque fois qu’elle disait ou faisait quelque chose qui ne me plaisait pas. Je la baignais de mes prières, jusqu’à ce qu’un jour elle me dise qu’elle se sentait aimée et pleinement acceptée dans tout ce qu’elle était. Notre relation a depuis lors pris une tournure entièrement nouvelle.

Concurremment, mon épouse cheminait de son côté vers sa propre libération spirituelle. Ceci lui a permis d’accueillir la personne renouvelée que je devenais. Ces transformations expérimentées par chacun de nous ont contribué à nous rapprocher plus que jamais l’un de l’autre.

Nos enfants devenus adultes ont commencé à nous taquiner, disant des choses comme : «Maman, papa te fait la cour et tu ne t’en rends même pas compte!» ou, nous accusant de souffrir d’un amour aveugle : «Vous êtes d’étranges parents, vous semblez tous deux croire que l’autre n’a  aucun défaut, comme des amoureux qui viennent de se rencontrer». Derrière ces taquineries ressort tout l’encouragement que notre relation transformée leur apporte pour leur propre vie, ce dont ils nous ont fait part de diverses façons depuis.

Aujourd’hui encore, dix ans après ces événements, mon épouse et moi jouissons toujours d’une excellente relation, pour laquelle nous remercions le Seigneur. Alors, lorsque je dis à qui que ce soit que je ressens la joie de Christ et sa paix en moi maintenant, les événements dont je viens de rendre témoignage sont toujours présents en arrière plan dans mes pensées et dans mon cœur.

Des personnes de notre église qui nous connaissaient depuis de nombreuses années commencèrent à dire que la transformation dont ils avaient été témoins dans notre relation conjugale les encourageaient grandement à ne pas désespérer que Dieu puisse travailler de manière semblable dans la leur.

La relecture de 1 Pierre 5:6-11 et d’Éphésiens 6:10-18 m’aide à ne pas perdre de vue nos ennemis spirituels, ni que ceux-ci ont tenté de détruire notre couple et, à travers nous, notre famille. Mais ils ont échoué! Dieu a vaincu!  J’en remercie mon Père du ciel!

En concluant cet article, j’élève mon cœur dans la prière pour tous ceux qui luttent dans leur relation conjugale et qui pourraient être tentés d’adopter une attitude de désespoir. Je prie le Seigneur du ciel et de la terre, le Maître de l’univers, qu’il utilise ce témoignage pour apporter quelque mesure d’espoir à ces couples aux prises avec une telle souffrance.

Êtes-vous du nombre de ceux qui souffrent ainsi ? Je prie que le Saint Esprit puisse vous conduire vers les personnes adéquates ou vers des passages précis de Sa Parole qui donneraient à  votre situation un nouvel éclairage. Je prie Dieu qu’Il vous rende capable de Lui faire confiance pour restaurer votre propre cœur, afin que vous appreniez à redresser ce qui a besoin de l’être, autant dans votre relation à votre épouse ou à votre époux que dans votre relation avec le Seigneur Jésus-Christ. Je demande à Dieu qu’il crée en vous le désir de faire tout ce qui doit l’être à cet égard.

Cet article est aussi disponible dans l’original anglais, Can Married Couples be Restored? et en traduction espagnole, ¿Las parejas casadas se pueden restablecer?  Publication parallèle de Les couples mariés peuvent-ils être restaurés? dans Journal Chrétien.

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Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA;
Traduction française par Daniel Garneau : les 29 et 30 août 2017;
Révision du texte par Nellie Garneau : le 30 août 2017;
Dernière mise à jour Daniel Garneau : le 27 février 2018.

Se savoir aimé de Dieu : la clé pour aimer autrui

Mon ministère pastoral portait fruit. Mon enseignement biblique était apprécié de la part des membres de mon église et des étudiants à qui j’enseignais un cours sur les particularités de ma famille d’églises, un autre sur l’initiation d’autrui à la foi chrétienne.

Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ?
N’a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre ?
Même si elle l’oubliait,
moi je ne t’oublierai jamais. (Ésaïe 49.15, Seg 21)

Par contre, les transformations spirituelles tant espérées continuaient de me paraître plutôt inaccessibles. Je ne comprenais pas que Dieu bénisse mes activités ministérielles et réponde à mes besoins matériels, sans apparemment agir dans l’intimité de mon âme comme je souhaitais tant qu’Il le fasse – et ce de façon révolutionnaire. J’aspirais à plus !

Je puisai un grand encouragement d’une prière de l’apôtre Paul pour les Éphésiens, dans laquelle il me sembla trouver la réponse aux aspirations non comblées qui m’habitaient :

« À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; étant enracinés et fondés dans l’amour, que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

« Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Éphésiens 3:14-21).

Je m’appropriai cette prière, la faisant mienne, considérant que je pouvais faire confiance à Dieu pour qu’il produise en moi la maturité que Paul demandait pour ceux à qui était destinée cette lettre. J’ai transformé ma compréhension en un message biblique présenté dans deux Églises locales du Québec et deux de l’Ontario entre novembre 1985 et août 1986. Le message s’intitulait Enfin… un homme de Dieu. J’insistais sur deux conditions essentielles pour celui qui tend vers la sainteté, ce que j’appelais « devenir un homme ou une femme de Dieu » : comprendre ce que Dieu peut et veut faire en lui ou en elle (Éphésiens 3:14-19); croire que Dieu le fera effectivement (Éphésiens 3:20-21).

Il me semblait que cette prière de Paul pour les Éphésiens devait être indicative d’une certaine compréhension de la volonté de Dieu non seulement envers les Éphésiens en particulier, mais aussi envers tous ceux qui croient, en tout lieu et en toute époque. Je croyais donc pouvoir appliquer à moi-même et à mes auditeurs les contenus de la prière de Paul comme s’il s’agissait de ce que Dieu peut et veut faire pour chacun d’entre nous.

Je voyais la nécessité de comprendre ce que Dieu peut faire pour nous comme fondé dans une meilleure connaissance de ce que nous pouvons attendre que Dieu nous donne (« Je fléchis les genoux afin qu’il vous donne… ») : sa force (« d’être puissamment fortifiés par son esprit dans l’homme intérieur »); sa communion (« en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi »), son amour (« étant enracinés et fondés dans l’amour »), sa personnalité (« que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu »).

Quant à croire que Dieu le ferait, deuxième partie structurale de ce sermon, je me fondais sur le connecteur grammatical « or » qui, selon l’exégèse que j’en avais faite de l’original grec, rattachait à la prière que Paul venait de faire pour les Éphésiens (Éphésiens 3:14-19) un rappel de la nature infinie du pouvoir de Dieu dans la vie des êtres humains (Éphésiens 3:20-21) : « Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! ».

En particulier, je m’attendais de la part de Dieu, à ce qu’il produise en moi l’amour dont il était question en plein cœur de cette prière (Éphésiens 3:17-19) de Paul. Je me sentais défaillant dans la manifestation concrète de mon amour envers autrui et considérais transformatrice une pleine compréhension de la nature de l’amour de Dieu.

Quelques années plus tard, lorsque je partageai mon interprétation de ce texte des Écritures à une dame, celle-ci me fit remarquer que ce dont il était question dans ce passage biblique était avant tout de la compréhension de l’amour que Dieu a envers nous.

Ce n’est que vingt ans plus tard environ, soit en 2008, que j’ai été en mesure d’acquérir une compréhension fondée en expérience de cette interprétation qui m’avait initialement en très grande partie échappé, que l’amour que l’on a pour autrui passe par l’amour que Dieu a pour nous. La compréhension que l’on a de la première ne peut être dissociée de la compréhension que l’on a de la seconde. Le sentiment, voire la certitude, d’être aimé par Dieu constitue une source, pour ne pas dire une ressource, sans laquelle l’on ne peut aimer ceux qui nous entourent à la manière dont Dieu nous y invite. En somme, l‘amour de Christ qui « surpasse toute connaissance » (Éph. 3:19) à propos duquel Paul prie pour que nous en comprenions « la longueur, la profondeur et la hauteur » (Éph. 3:18) est celui manifesté par Dieu envers moi avant d’être celui que je manifeste envers autrui.

Il y a environ 30 ans, j’en étais venu à accorder plus de poids à ma difficulté de manifester l’amour de Dieu envers autrui que dans le fait que Dieu m’aime. Je crois aujourd’hui que cette dimension de ma spiritualité chrétienne a contribué à me donner l’impression de piétiner spirituellement, puis m’a éventuellement conduit à perde espoir pour un temps.

Cette manière de comprendre mon rapport à Dieu et aux autres fut brisée il y a environ dix ans, époque à partir de laquelle je ne voyais plus mes fautes comme sources de culpabilité, mais plutôt comme l’occasion de remercier Dieu immédiatement parce que Sa grâce envers moi était plus grande et plus importante que n’importe lequel de mes écarts entre ce que je savais être bien et ce que je faisais effectivement. Cette dimension du message du salut, en Jésus Christ, par la foi seule, peut aussi être compris comme une invitation au courage d’accepter d’être accepté malgré que l’on se sache inacceptable.

Depuis le 30 mai 2017, cet article est également publié sur le Journal Chrétien. Il s’agit d’une adaptation de Dieu et moi – Essai autobiographique, p. 12-15, accessible sous Formation par l’autobiographie à la section Apprendre du site Savoir et croire .ca.

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Ce que j’entends par « Je suis chrétien »

Être chrétien? Qu’est-ce que j’entends quand je dis : « Je suis chrétien » ? Le plus brièvement possible, être chrétien signifie pour moi entre autres choses croire que la Bible est la Parole de Dieu, reconnaître que je suis pécheur, perdu loin de Dieu pour l’éternité, admettre que sans le salut accompli par Jésus lorsqu’il est mort sur la croix, je ne pourrais jamais me retrouver auprès de mon Père céleste après ma mort. Mais par dessus tout, lorsque je dis « je suis chrétien », j’entends par là que je fais confiance au Seigneur Jésus-Christ pour avoir accompli pour moi tout ce qu’il faut pour que je puisse me présenter devant Dieu sans honte ni crainte au jour du jugement, car c’est par Lui, Jésus, c’est par sa mort et sa résurrection, que sont assurées les promesses de Dieu.

Nous étions tous comme des brebis égarées :
chacun suivait sa propre voie,
et l’Eternel a fait retomber sur lui
nos fautes à tous. (Ésaïe 53.6, Segond 21)

Chaque fois que je dis « je suis chrétien » je réaffirme toutes ces choses que je viens juste de mentionner et j’en sous-entend bien d’autres encore. L’une d’entre elles consiste dans un choix personnel : celui de faire confiance à celui qui m’a aimé au point de donner sa vie pour moi; le choix de placer en Lui ma confiance pour mon sort éternel devant Dieu, comme aussi le choix de placer en Lui ma confiance pour les petites choses de ma vie. Quelle merveille de me savoir aimé, guidé, protégé et accompagné en tout ce que je fais !

J’ai entendu parler de l’Évangile seulement une fois devenu adulte et sorti du Québec pour travailler et voyager dans les provinces anglaises du Canada : l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique, de 1970 à 1975 environ.

Il a fallu plusieurs années avant que je me décide à rendre ma vie conforme à ce qu’enseignent les Écritures et à commencer à marcher avec Dieu pour de bon, en 1977. Il m’a été facile de croire que la Bible était la Parole de Dieu, de reconnaître que j’étais pécheur, perdu loin de Dieu pour l’éternité, puis d’admettre que sans le salut accompli par Jésus lorsqu’il est mort sur la croix pour moi, je ne pourrais jamais me retrouver auprès de mon Père céleste après ma mort.

Le plus dur a été de prendre ma décision de changer de manière de vivre afin d’obéir le mieux possible à ce que Dieu enseigne dans les Écritures. Une fois cette étape franchie, le reste en était la conséquence naturelle, plus précisément, la conséquence spirituelle. J’ai eu le bonheur de fréquenter une Église locale Évangélique où l’on enseignait les Écritures et encourageait les croyants à servir Christ en témoignant de notre foi, en développant nos dons spirituels et en participant aux ministères de l’Église.

Il y a eu bien des épreuves depuis, ainsi que des périodes de découragement. Aujourd’hui quand je commets un péché, au lieu d’en être surpris, je me réjouis de savoir que c’est pour des pécheurs comme moi que Jésus a donné sa vie. J’ai fini par me rendre compte avec le temps que ce qui importe n’est pas que je puisse être fier du type de personne chrétienne que je suis, mais que je sois fier de la sorte de Sauveur à qui je dois mon entrée dans la famille de Dieu.

J’ai composé ce court témoignage de ma foi chrétienne lorsque, le 9 décembre 2014, je me suis présenté sur le Forum Chrétien la Source d’eau vive – Forum Chrétien Protestant de soutien et de partage, sous Se présenter pour mieux se connaître et Bonjour de Québec. Il a été légèrement ajusté ici surtout pour en lever les ambiguïtés.

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Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA.
Édité les 7 février et 23 juillet 2018.

Réponse à Hervé-Cyrille du Bénin

Cet article fournit des conseils à un jeune chrétien désireux de croître dans sa foi. Pourquoi lire plus avant ? Si vous en êtes au début de votre vie chrétienne ou connaissez quelqu’un d’autre qui est dans cette situation, peut-être trouverez-vous ici des éléments utiles pour votre démarche ou celle d’une personne que vous cherchez à aider. De nos jours certains sont exposés à l’Évangile par l’entremise des médias sociaux, sites web et forums ou blogues chrétiens et n’ont pas ou peu de chrétiens dans leur entourage. Quant au texte qui suit, il est né de mon interaction avec un nouveau chrétien désirant échanger avec moi sur Chrétiens en réseau afin de grandir spirituellement :

«Bonjour, Daniel, moi, on m’appelle Hervé-Cyrille, je viens du Bénin. Nouvellement chrétien évangélique et inscrit sur ce site, j’aimerais échanger avec des chrétiens plus mûrs du monde entier afin de grandir aussi spirituellement. Est-ce donc possible de correspondre avec vous? J’attends votre réponse et surtout que Dieu vous bénisse!».

… Courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée.
Faisons-le en gardant les regards sur Jésus,
qui fait naître la foi et la mène à la perfection. (Hébreux 12.1b-2a, Segond 21)

Je reproduis ici ma réponse en l’ajustant un peu pour tenir compte du nouveau contexte et en y corrigeant quelques fautes.  Il s’agit d’un témoignage impromptu de ma part et de quelques conseils pour nouveaux chrétiens en réponse à la question qui précède.

Je suis né dans une famille catholique romaine, mais je me suis converti au Seigneur Jésus une fois devenu adulte. Le catholicisme m’a appris que Dieu existe, que Jésus est mort sur la croix pour moi, que Dieu parle dans la Bible. Mais c’est en lisant la Bible elle-même et en fréquentant des chrétiens évangéliques que je suis parvenu à comprendre que je pouvais avoir une relation personnelle avec Jésus maintenant.

J’ai aussi compris qu’il me fallait accorder plus d’importance à ce que Dieu dit dans sa Parole qu’à tout le reste.

Par ailleurs, ne vous laissez pas décourager par les réponses négatives que certaines personnes pourraient vous donner, ni dans la vie, ni nulle part ailleurs, même s’il s’agit de sites chrétiens. Retenez ce qui est bon, pour le reste ne vous en faites pas. Faites confiance à notre Père céleste qui prend soin de ceux qui cherchent à Lui plaire.

Avez-vous des amis chrétiens dans votre entourage ? Fréquentez-les. Connaissez-vous une Église locale chrétienne où il vous serait possible de participer ? Je vous encourage à vous engager dans la vie de cette Église. Examinez ce qu’enseignent le ou les pasteurs et les gens de cette Église, par leur propos et leur conduite. Donnez-vous le droit de visiter plus d’une Église locale et choisissez-en une où l’on vous respecte.

Aucun site Web ne peut remplacer, ni la Parole de Dieu, ni l’interaction avec des êtres humains en chair et en os avec qui partager votre parcours de foi : «Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! Instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur de tout votre cœur sous l’inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en acte, faites tout au nom du Seigneur Jésus en exprimant par lui votre reconnaissance à Dieu le Père» (Colossiens 3:16).

Si j’ai bien compris, vous êtes un nouveau chrétien. Je vous donnerai donc aussi le conseil suivant : Lorsqu’un chrétien vous cite un passage biblique, comme je viens de le faire, il vaut toujours la peine d’aller lire dans la Bible le contexte de ce verset. Lire le contexte dans ce cas-ci consisterait à lire les quelques versets avant et après Colossiens 3:16, puis à lire l’épître aux Colossiens en entier.

Si vous fréquentez beaucoup de chrétiens ou lisez beaucoup d’articles sur des sites chrétiens, dont celui-ci, il devient vite impossible d’aller voir tous les contextes de tous les versets qui sont cités. Ce que je fais pour ma part est d’aller lire les contextes des versets que Dieu utilise pour m’interpeller sur des sujets importants. J’ai toujours également accordé beaucoup d’importance à lire le contexte des passages que l’on utilise pour faire des affirmations concernant la foi chrétienne. Cela permet de vérifier que c’est bien là ce que la Parole de Dieu enseigne dans le passage mentionné.

À cet égard, veuillez lire Actes au chapitre 17 tout au complet. Vous remarquerez au verset 11 que les gens de Thessalonique examinaient dans les Écritures ce que Paul leur enseignait. Ne tenez donc pas compte des propos de ceux qui voudraient vous décourager de vérifier par vous-mêmes ce que dit la Bible concernant tout sujet.

Que la paix de Christ règne dans votre cœur (Colossiens 3:15),

Daniel Garneau
www.savoiretcroire.ca

Article mis à jour le 22 juillet 2018.

Articles sur des thèmes connexes à celui-ci et susceptibles d’aider à poursuivre une démarche de progression dans la vie chrétienne :

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Mots clés de recherche :  conseils à un jeune chrétien; conseils pour nouveaux chrétiens.

La rencontre du passé, du présent et du futur

Mon parcours de foi chrétienne, lorsque j’y repense aujourd’hui, peut être considéré sous l’angle d’une d’une fusion des horizons, d’une rencontre du passé, du présent et du futur.

Qu’est-ce que l’homme pour que tu prennes soin de lui (Psaume 8.5) ?

Le passé

Trois événements marquants viennent ponctuer le passé. Premièrement, À compter de 1970, des témoins de Jésus m’ont appris que Dieu m’offrait le salut éternel en son Fils, m’invitant à vérifier leurs dire à même les textes de la Parole de Dieu. Ensuite, en 1977, après une longue résistance de ma part, j’ai enfin choisi de me détourner d’un style de vie qui ne s’accordait pas avec celui auquel Dieu m’invitait et à m’engager à vivre comme Dieu le demandait, au meilleur de mes capacités. Mais il m’a fallu 30 années de plus pour enfin parvenir, depuis 2008, à vivre ma vie chrétienne en sachant intimement que je suis pardonné et aimé par mon Sauveur au quotidien.

Le présent

Que dire du présent ? Il est construit sur le passé, sans lequel ma vie serait tout autre. Je suis donc reconnaissant au Seigneur, même pour les périodes qui m’ont parues les plus sombres de mon existence, qu’il s’agisse de celles d’avant ou d’après ma conversion.

Toujours, Dieu était là. Il veillait sur moi. Il me guidait. Il respectait mes refus. Car Dieu ne s’impose pas à nous. Au contraire, Il nous invite, puis Il attend que nous soyons prêts. Dans le passé, Dieu m’a attendu. Dans le présent, il ne me bouscule pas, mais attend que je sois prêt à entrer toujours de plus en plus pleinement dans l’amour qu’Il a pour moi. Car tout part de là : la compréhension que nous avons de l’amour de Dieu pour nous.

Le futur

Au moment où j’écris le présent article pour célébrer Dieu publiquement par un témoignage concernant une ou deux dimensions de mon parcours chrétiens, c’est en fait dans le futur que je me projette. Qu’est-ce que je veux accomplir par cet article ? Mes intentions lorsque je travaille à préparer n’importe quel texte constituent une forme de regard vers le futur, car je travaille aujourd’hui sur ce qui prendra vie demain.

La rencontre du passé, du présent et du futur

Partager mon parcours de foi est pour moi une occasion de célébrer Dieu publiquement. La préparation requise pour cette célébration me conduit à réfléchir à la trace du passé dans mon présent et à me projeter avec espoir vers un futur encore incertain.

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Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
le 7 février 2018

Intelligence et foi chrétienne

Lorsque je me suis converti au Seigneur comme jeune adulte en 1977, je me croyais très limité en termes de ce que l’on appelle normalement (au Québec) «l’intelligence» et qui correspond à ce que l’on pourrait plus généralement associer aux capacités intellectuelles d’une personne. Mais je voulais comprendre les enseignements de Dieu dans Sa Parole.

Mon cœur dit de ta part: «Recherchez-moi!» Je te recherche, Eternel! (Psaume 27.8, Segond 21)

Un jour j’ai lu un passage biblique disant que c’est Dieu qui donne aux sages la sagesse et aux intelligents l’intelligence. J’ai interprété le texte en question selon la compréhension que j’avais à l’époque, puis j’ai dit à Dieu que s’il voulait que je comprenne sa Parole, il allait absolument devoir m’en rende capable, car autrement ce serait impossible.

Je considère que le christianisme a enlevé une barrière qui autrement m’aurait empêché de croire que je puisse un jour parvenir à saisir ce qu’il me tenait à cœur de connaître par la fréquentation régulière de la Bible au fil des ans. En m’appliquant à comprendre, j’ai fait des progrès qui n’auraient autrement pas été à ma portée. Puis Dieu m’a aidé par son Esprit, mais il m’a aussi aidé par sa Parole à croire qu’il interviendrait. Cela m’a mobilisé des années durant, jusqu’à ce qu’il soit naturel pour moi d’étudier la Bible et n’importe quel autre texte qui me tient à cœur.

Ce court témoignage a été publié le 9 décembre 2014 sur Forum chrétien la source d’eau vive, sous Partage autour de la Bible –> Échanges et discussions –> L’intelligence des croyants. Il est reproduit ici, sur Savoir et croire .ca, avec de légers ajustements.

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Daniel Garneau
le 15 décembre 2018