Concernant la divinité de Jésus

Comme l’indiquent Esaïe 9:5-6 et Jean 20:28-29, je crois que Jésus est Dieu. Une version de cet article est disponible en anglais, sous About Jesus being God. Sans être une traduction, le texte qui suit aborde la même thématique.

La version anglaise de cet article a été produite en réponse à ma participation au forum chrétien Christianity Board Christian Forum. La présente version française est née en réponse à ma participation au forum chrétien du site Univers de la Bible. Mes interactions avec les participants m’ont conduit à revoir ce qui jadis m’avait convaincu avec tant de force concernant la nature de la personne de Jésus-Christ, à parfaire ma compréhension à l’aide d’ouvrages classiques qui m’avaient aidé à l’époque, puis à tenter de répondre à quelques-unes des objections soulevées contre la divinité de Jésus-Christ.

1. Où je me situe quant aux objections soulevées contre la divinité de Jésus

Parmi les objections soulevées l’on entend celles-ci : la divinité de Jésus-Christ serait une doctrine enseignée par les hommes, non pas par la Bible, elle dépendrait de traductions biaisées et elle serait irrecevable au plan de la logique.  Que dire de ces objections ?

1.1. Doctrine présumée non fondée dans les Écritures

J’étais étonné de lire, ici et là sur l’internet, la perception qu’ont certaines personnes que la conviction que Jésus est Dieu consiste en l’acceptation d’un dogme appris par des sources humaines qui se seraient éloignées de ce que la Bible enseigne. Cela m’étonne toujours beaucoup d’être devant ce type de discours, car pour ma part, c’est en parcourant la Bible d’un couvercle à l’autre que je me suis interrogé sur qui est Jésus réellement : est-il le Dieu à qui nous pouvons et devons adresser nos prières ou est-il un être subalterne à considérer avec certaines réserves pour ne pas verser dans l’idolâtrie ? Je suis donc en tout point d’accord avec ceux qui considèrent que notre premier regard pour découvrir qui est Jésus doit être dans les textes mêmes de la Bible. Mais ayant fait cela de manière approfondie, il est clair pour moi que l’enseignement que Jésus est Dieu nous vient tout droit des Écritures.

1.2. Doctrine présumée dépendante de traductions biaisées

Certains semblent percevoir la divinité de Jésus-Christ comme une doctrine fondée sur des versets mal traduits de la Bible. Cette ligne d’argument n’est pas nouvelle et m’a conduit, il y a plusieurs années de cela, à retenir un sous-ensemble de preuves bibliques que confirmaient les traductions d’une organisation s’opposant tout à fait à la divinité de Jésus-Christ.

Cela signifie que je ne me suis pas contenté de trouver, dans la Bible que je lisais, les passages concernant qui était Jésus. Lorsqu’il y avait discordance entre ma traduction et celle produite par ceux qui rejetaient la divinité de Jésus, j’en tenais compte. Cela m’a permis de considérer la question de la perspective d’une personne qui rejetait la divinité de Jésus et en utilisant sa traduction de la Bible et non la mienne, lorsque je discutais avec une telle personne.

Au terme d’une démarche qui s’est étendue sur quelques années, j’en suis venu à pouvoir démontrer que Jésus était Dieu, même en m’appuyant sur une traduction dont les producteurs s’opposaient à cet enseignement. Qui plus est, j’ai découvert au passage que les critiques apportées quant à la traduction traditionnelle de certains passages bibliques précis étaient en fait fondées sur des malentendus quant au fonctionnement de la langue grecque nouveau-testamentaire.

  1.3. Doctrine présumée irrecevable sur le plan de la logique

Certains arguments reviennent constamment selon lesquels Jésus-Christ ne saurait être Dieu, car cela ne respecterait pas les rudiments les plus élémentaires de la logique.

Je citerai ici deux de mes articles publiés en réponse partielle à ce questionnement dans la discussion Jésus est-il Dieu ? du forum chrétien Univers de la Bible. Ceux-ci peuvent être consultés dans leur contexte, sous Jésus est-il Dieu (articles no 1670 et 1681).

Le premier de ces deux articles, après ajustements mineurs, se lit comme suit :

Bonjour T.,

La manière dont Dieu se révèle, par exemple, en Ézékiel 1 à 3, en Esaïe 6 et en Apocalypse 1, n’est pas très facile à résoudre sur le plan de la logique humaine. Fais l’effort d’essayer de bien comprendre ces passages en leur appliquant la même logique de raisonnement que tu appliques à ta compréhension du rapport entre le Père, le Fils et l’Esprit. Ça ne fonctionnera pas. Si tu examines en détail ces passages, tu arriveras à des impasses dans ta capacité de te représenter exactement ce qui se passe. Ton argumentation concernant la nature de Dieu (Père vs Fils vs Esprit) me semble prendre comme point de départ ce que le raisonnement humain peut expliquer. Tous mes articles concernant la question de qui est Jésus partent de ce qui est révélé dans les Écritures.

Peut-être trouveras-tu intéressant de lire le petit livre de D.L. Moody, Le chemin qui mène à la vie. Il insiste sur l’importance de bien comprendre qui est Jésus pour jouir de la vie qu’il offre à ceux qui croient en Lui. Mais son approche est tout à fait différente de celle que j’ai prise dans mes interventions précédentes dans le forum du site Univers de la Bible.

Ce premier article n’ayant pas semblé être compris par la personne avec qui j’étais en dialogue dans ce fil de discussion, j’ai tenté de préciser ma pensée dans l’article suivant :

Salut T. et bonjour à toute lectrice ou tout lecteur de ce fil de discussion,

Je me rends compte que mon article précédent couvrait trop de matériel et n’était pas assez précis concernant ce que je voulais souligner. Limitons-nous à Ézéchiel 1.

Dieu se manifeste à Ézéchiel par une vision. Il y a d’abord une vision de quatre êtres vivants, puis une vision de Dieu. Les quatre êtres vivants m’ont toujours paru très mystérieux. Quand j’essaie de figurer comment ils se déplacent, je n’y parviens pas.

C’est surtout ça que j’avais en tête.

Pareillement, certains aspects de Dieu sont bien difficiles à saisir pour nous. Nos raisonnements logiques ont leurs limites quand il s’agit de comprendre comment est Dieu et qui est Jésus-Christ. Je ne voulais pas, dans mon dernier article, discuter directement de la question théologique concernant la divinité de Jésus Christ, seulement suggérer que l’application de raisonnements humains à notre compréhension des Écritures a ses limites.

Par ailleurs, dans mon dernier article, je suggérais de lire D.L. Moody, Le chemin qui mène à la vie. Mon but est ici de prendre un recul vis-à-vis de la question objective à savoir qui est Jésus-Christ et à orienter le présent fil de discussion vers une exploration plus personnelle du rapport que l’on a avec Dieu. Ce rapport inclut ce que nous savons de qui est Jésus-Christ, mais il commence par l’établissement d’une relation privilégiée avec lui, laquelle relation sert ensuite de fondement pour nous aider à comprendre les enseignements de la Parole concernant qui Il est.

Ce petit livre nous aide à nous demander qui nous sommes par rapport à Christ et où nous en sommes dans notre engagement envers Lui. J’ai trouvé très édifiante cette lecture. Il serait peut-être intéressant que d’autres nous disent ce qu’ils retirent de ce livre pour leur compréhension de qui est Jésus Christ et de qui ils sont par rapport à Lui.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Ni l’un ni l’autre de ces deux articles n’ont semblé avoir été compris dans le sens que je voulais leur donner. Premièrement, le déplacement des êtres vivants ne cadre pas avec ce que nous pouvons humainement et logiquement nous représenter. Matériellement parlant, le genre de déplacement décrit paraît impossible. Pourtant, c’est bien ainsi que Dieu a voulu être représenté. J’en conclus que nous sommes ici devant un exemple du fait qu’il ne nous est pas vraiment possible de saisir Dieu dans ce qu’il est.

Deuxièmement, j’étais préoccupé, comme je le suis également par rapport au présent article, que de discuter concernant la nature réelle de Jésus, ne doit pas nous détourner de ce qui est l’essentiel : parvenir à le connaître de manière à établir une communion avec Lui. D’où un lien deux fois répété vers un petit livre où Jésus est présenté comme Dieu, mais sous l’angle de Jésus comme chemin qui mène à la vie. Car il est tout à fait envisageable d’être engagé dans un débat à propos de qui est Jésus sans pour autant établir avec Lui de communion ou de relation qui produise la paix avec Dieu et l’assurance qui en découle.

2. Fondements préparatoires pour admettre que Jésus est Dieu

Les objections à la divinité de Jésus-Christ telles que celles mentionnées à la section précédente ont constitué une toile de fond de ma propre recherche sur qui est Jésus. Ma méthodologie était très simple : lire ma Bible en entier, de la Genèse jusqu’à Malachie, puis de Matthieu à l’Apocalypse, sans jamais perdre de vue cette ligne de questionnement.

Voici donc quelques-unes des observations découlant de cette façon faire et dont les notes sont consignées dans la Bible écornée et aux pages percées que j’utilisais à l’époque.

2.1. Deutéronome, Ésaïe et l’Évangile de Matthieu

Deutéronome 32:39 :

Sachez donc que c’est moi qui suis Dieu,
Et qu’il n’y a point de Dieu près de moi;
Je fais vivre et je fais mourir,
Je blesse et je guéris,
Et personne ne délivre de ma main (NEG, 1975, 1976, 1979)*.

Esaïe 35:4-6a :

Dites à ceux qui ont le cœur troublé:
Prenez courage, ne craignez point;
Voici votre Dieu, la vengeance viendra,
La rétribution de Dieu;
Il viendra lui-même et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles,
S’ouvriront les oreilles des sourds.
Alors le boiteux sautera comme un cerf,
Et la langue du muet éclatera de joie.

Matthieu 11:2-6 :

Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? Jésus leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !

2.2. Le deuxième livre des Chroniques et l’Évangile de Jean

2 Chroniques 6:14, 30 :

O Eternel, Dieu d’Israël! Il n’y a point de Dieu semblable à toi, dans les cieux et sur la terre […]

[…] toi qui connais le cœur de chacun, car seul tu connais le cœur des enfants des hommes […]

Jean 2:24-25 :

Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous, et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage d’aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l’homme.

2.3. Le prophète Esaïe et l’Apocalypse de Jean

Esaïe 42:8 :

Je suis l’Eternel, c’est là mon nom;
Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre,
Ni mon honneur aux idoles.

Apocalypse 1:4-6 :

Jean aux sept Eglises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume de sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen!

Esaïe 43:10-11 :

Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel,
Vous, et mon serviteur que j’ai choisi,
Afin que vous le sachiez,
Que vous croyiez et compreniez que c’est moi;
Avant moi il n’a point été formé de Dieu,
Et après moi il n’y en aura point.

C’est moi, moi qui suis l’Eternel,
Et à part moi il n’y a point de Sauveur.

Esaïe 44:6 :

Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur,
L’Eternel des armées:
Je suis le premier et je suis le dernier,
et hors moi il n’y a point de Dieu.

Esaïe 44:24 :

Ainsi parle l’Eternel, ton rédempteur,
Celui qui t’a formé dès ta naissance:
Moi, l’Eternel, j’ai fait toutes choses,
Seul j’ai déployé les cieux,
Seul j’ai étendu la terre.

Esaïe 45:5 :

Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre,
A part moi il n’y a point de Dieu […]

Esaïe 45:17 :

C’est par l’Eternel qu’Israël obtient le salut,
Un salut éternel;
Vous ne serez ni honteux ni confus,
jusque dans l’éternité.

Esaïe 45:21b-23 :

Il n’y a point d’autre Dieu que moi,
Je suis le seul Dieu juste et qui sauve.

Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés,
Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre!
Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre.

Je le jure par moi-même,
La vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée :
Tout genou fléchira devant moi,
Toute langue jurera par moi.

Esaïe 48:12 :

Ecoute-moi, Jacob!
Et toi, Israël, que j’ai appelé!
C’est moi, moi qui suis le premier,
C’est aussi moi qui suis le dernier.

Apocalypse 1:1-2, 17-18 :

Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean; celui-ci a attesté la parole de Dieu: soit tout ce qu’il a vu.

Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier, et le vivant j’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.

Apocalypse 5:1-14 :

Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, qui criait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre, et d’en rompre les sceaux ? Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder. Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et de quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Je regardai et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône, des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! Et les quatre êtres vivants disaient : Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.

2.4. Le prophète Zacharie et l’Apocalypse de Jean

Avant de comparer ce que disent Zacharie et l’Apocalypse, rappelons-nous quelques-uns des extraits déjà cités, puis viendront Zacharie et Apocalypse :

Deutéronome 32:39,

Sachez donc que c’est moi qui suis Dieu,
Et qu’il n’y a point de Dieu près de moi […]

Esaïe 35:4b,

Voici votre Dieu […]
Il viendra lui-même et vous sauvera.

Esaïe 43:11,

C’est moi, moi qui suis l’Eternel,
Et à part moi il n’y a point de Sauveur.

Esaïe 44:6,

Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur,
L’Eternel des armées:
Je suis le premier et je suis le dernier,
et hors moi il n’y a point de Dieu.

Esaïe 45:5,

Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre,
A part moi il n’y a point de Dieu […]

Esaïe 45:17,

C’est par l’Eternel qu’Israël obtient le salut,
Un salut éternel;
Vous ne serez ni honteux ni confus,
jusque dans l’éternité.

Esaïe 45:21b-22,

Il n’y a point d’autre Dieu que moi,
Je suis le seul Dieu juste et qui sauve.

Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés,
Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre!
Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre.

Zacharie 12:1, 4, 10a, 10b et 10c,

Oracle, parole de l’Eternel sur Israël.
Ainsi parle l’Eternel, qui a étendu les cieux et fondé la terre,
et qui  a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui […]

En ce jour-là, dit l’Eternel […]

Alors, je répendrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem
Un esprit de grâce et de supplication,

Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé.

Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique,
Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Apocalypse 1: 5b, 7,

A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang […]

Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !

Zacharie 14:1a, 2a, 3, 4, 5b

Voici, le jour de l’Eternel arrive […]

Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem […]

L’Eternel paraîtra, et il combattra ses nations,
Comme il combat au jour de la bataille.

Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers,
Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient;
La montagne des Oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident,
Et il se formera une très grande vallée :
Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion,
Et une moitié vers le midi.

Et l’Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui.

Les événements concernant les sixième et septième coupes de la colère de Dieu, décrits en Apocalypse 16:1, 12-21, semblent correspondre à la prophétie de Zacharie 14. Jésus est celui dont l’Église attend le retour. Jésus est celui qui, à la fin des temps, combattra et vaincra.

2.5. Que faut-il retenir des passages bibliques répertoriés dans cette section ?

Les textes bibliques cités dans la présente section ont tous contribué à me convaincre que Jésus est bel et bien Dieu, comme l’indiquent bon nombre d’autres passages plus clairs encore, mais parfois contestés sur la base des critiques comme celles formulées à la section 1 du présent article. À cet égard, Les textes regroupés aux sections 2.1 à 2.4 sont choisis parmi ceux qui présentent le moins de potentiel de distraction pour les personnes qui seraient sensibles aux critiques mentionnées aux sections 1.1 à 1.3.

En premier lieu, le nombre relativement élevé de passages cités aux sections 2.1 à 2.4 tend à invalider la critique selon laquelle l’enseignement de la divinité de Jésus ne serait pas fondé dans les Écritures, mais proviendrait de dogmes ultérieurs. Ensuite, ces textes nous conduisent aux limites de ce que nous pouvons comprendre et concevoir à propos de qui est Dieu, nous invitant ainsi à choisir entre la Révélation divine et nos schémas logiques habituels. Enfin, les textes choisis ne dépendent pas d’une traduction particulière pour invalider les deux autres critiques et pour observer ce que disent en fait les Écritures.

À une certaine époque de ma vie, j’ai moi-même été sensible aux critiques comme celles auxquelles se réfère le présent article. Aussi, j’admets volontiers que les passages bibliques sélectionnés ci-dessus en ont été influencés. Selon l’endroit où l’on se situe dans le parcours de notre recherche de qui Dieu est, la présente section peut tenir lieu de Fondements préparatoires pour admettre que Jésus est Dieu ou encore elle peut aider à le confirmer.

3. Pourquoi je crois aujourd’hui que Jésus est Dieu

Les passages bibliques répertoriés à la section précédente proviennent tous de mes lectures des textes bibliques remontant à la fin des années 1970, et ils étaient tous choisis parmi ceux qui ne reposaient pas sur une traduction spécifique.

Dans la présente section, je proposerai des textes dont la force de conviction m’a frappé à n’importe quelle période de ma vie, dont certains assez récemment. Lorsqu’un texte retenu fait l’objet d’une contestation sur le plan de la traduction, je tenterai du mieux possible de donner mes raisons pour l’inclure à la liste des versets bibliques parmi les plus importants pour comprendre qui est Jésus.

À la section précédente, j’ai eu tendance à laisser chaque texte parler pour lui-même. Au moment où je m’apprête à écrire la présente section, j’ai l’intention d’intervenir un peu plus souvent et de manière plus explicite à propos de l’apport à ma conviction de chaque texte individuellement, de même que de leur effet cumulatif sur moi.

3.1. Qu’apprenons-nous de Jésus par Jean Baptiste ?

Matthieu 3:3, Marc 1:3, Luc 3:4-6 et Jean 1:23 citent Esaïe 40:3 ou Malachie 3:1. Ces passages servent également de référence en Matthieu 11:10 et en Luc 1:76.

3.1.1. Considérons d’abord ce que disaient Esaïe et Malachie :

Esaïe 40:3,

Une voix crie :
Préparez au désert le chemin de l’Eternel,
Aplanissez dans les lieux arides
Une route pour notre Dieu.

Malachie 3:1-2,

Voici, j’enverrai mon messager;
Il préparera le chemin devant moi.
Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez;
Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient,
Dit l’Eternel des armées.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?
Qui restera debout quand il paraîtra ?
Car il sera comme le feu du fondeur,
Comme la potasse des foulons.

3.1.2. Lisons maintenant quelques extraits tirés des quatre Évangiles :

Matthieu 3:1-3,

En ce temps-là parut Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu’il dit :

C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Marc 1:1-3,

Commencement de l’Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu. Selon ce qui est écrit dans Esaïe, le prophète :

Voici, j’envoie devant toi mon messager,
Qui préparera ton chemin; c’est la voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Luc 3:1-6,

La quinzième année du règne de Tibère César, lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l’Iturée et du territoire de la Trachoanite, Lysanias tétrarque de l’Abilène, et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

Et il alla dans tout le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance, à cause du pardon des péchés, selon ce qui est écrit dans le livre des paroles d’Esaïe, le prophète :

C’est la voix de celui qui crie dans le désert:
Préparez le chemin du Seigneur,
Aplanissez ses sentiers.

Toute vallée sera comblée,
Toute montagne et toute colline seront abaissées;
Ce qui est tortueux sera redressé,
Et les chemins raboteux seront aplanis.

Et toute chair verra le salut de Dieu.

Jean 1:23,

Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète.

3.1.3. Le messager envoyé devant l’Éternel est celui envoyé devant Jésus

Je trouve très frappant pour ma part que dans les passages d’Esaïe et de Malachie cités plus haut, c’est devant l’Eternel que le messager est envoyé. Or, les quatre évangélistes sont unanimes pour appliquer cette prophétie à Jésus-Christ. Nous sommes par là invités à comprendre que Jean-Baptiste est venu préparer la voie à celui qui est l’accomplissement de cette prophétie, le Seigneur Jésus-Christ, le Seigneur notre Dieu.

3.2. Qui est donc cet enfant que l’on appellera « Dieu avec nous » ?

Esaïe 9:5,

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné,
Et la domination reposera sur son épaule;
On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant,
Père éternel, Prince de la paix.

Qui est donc cet enfant que l’on appellera Père éternel et Dieu puissant ? Ne s’agirait-il pas de cet enfant à qui l’on donnera le nom d’Emmanuel (Es 7:14; Mt 1:23) ?

Esaïe 7:14,

C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe;
Voici la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils,
Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

L’apôtre Matthieu n’hésite pas du tout à citer cette prophétie d’Esaïe 7:14 et de l’appliquer à la naissance de Jésus. Or Matthieu prend bien soin de préciser que ce nom d’Emmanuel signifie en fait « Dieu avec nous » (Mt 1:23). Qu’est-ce que cela nous dit à propos de qui est Jésus ? Lisons le texte de Matthieu dans son contexte.

Matthieu 1:18-25,

Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils aient habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :

Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle ait enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

Il y lieu de se demander pourquoi les Écritures nous parlent d’un enfant dont il sera dit « Dieu avec nous » (Es 7:14; Mt 1:23) et « Dieu puissant » (Es. 9:5) ? et surtout, pourquoi donc ce nom,  « Emmanuel – Dieu avec nous », est-il appliqué à Jésus ?

3.3. Avec Thomas, je dis à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu »

Voyons comment les textes des Écritures relatent quelques-uns des moments de très grande surprise lorsque des humains ont été dépassés par ce qu’ils ont vécu.

Apocalypse 1:17,

Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sa main droite sur moi en disant ne crains point ! Je suis le premier et le dernier, et le vivant j’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.

Ici, Jean avait entendu Jésus, mais lorsqu’il se retourne et le voit, il tombe comme mort et Jésus le rassure. Cela se produit lorsque Jésus se présente à Jean dans les premiers instants de la Révélation dont le livre de l’Apocalypse garde la trace.

Si j’ai mentionné le passage qui précède, c’est pour éviter que soient confondus entre eux les intervenants en présence desquels nous nous trouvons. Le premier, celui d’Apocalypse 1:17 est Jésus ressuscité et vivant pour l’éternité. Les deux passages qui suivent relatent la rencontre de Jean avec un ou des anges.

Apocalypse 19:9-10,

L’ange me dit : Ecris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! Puis il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. Je tombai à ses pieds pour l’adorer; mais il me dit : Garde-toi bien de le faire ! Je suis ton compagnon de combat de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie.

Apocalypse 21:9a et 22:8-9,

Puis un des sept anges […] m’adressa la parole […]

C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.

Par voie de contraste au refus par l’ange en Apocalypse 19 à 22 de recevoir une adoration qui revient à Dieu seul, voyez comment Jésus répond à Thomas lorsque ce dernier se trouve pour la première fois devant Jésus ressuscité.

Jean 20:28-29,

Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Avant même d’essayer de comprendre ce qui se passe entre Thomas et Jésus dans ce passage, n’oublions pas que Thomas n’était pas un nord occidental du XXIe siècle.  Pour nous, il est facile – parfois même presque un réflexe – d’utiliser le nom de Dieu dans une expression de surprise ou d’exaspération, par exemple, en levant les mains vers le ciel. Une telle attitude aurait été étrangère à la culture dans laquelle s’inscrit le dialogue entre Jésus et Thomas dont nous venons de lire un extrait bref mais lourd de sens.

Thomas avait refusé de croire que Jésus était effectivement ressuscité. Maintenant qu’il le voit et lui touche, il reconnaît ce qu’implique cette résurrection de Jésus : celui-ci est son Seigneur et son Dieu. La façon dont Jésus reçoit l’expression de foi qui lui est offerte par Thomas est tout aussi éloquente. C’est comme si Jésus disait : tu as très bien compris, car c’est précisément ce que je suis, ton Seigneur et ton Dieu; je suis également le Seigneur et le Dieu de tous ceux qui ont cru ou croiront en moi, même s’ils n’ont pas pu me voir.

Avec Thomas, je dis à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ». M’accompagnerez-vous ? Dieu connaît votre cœur, il comprend vos doutes, demandez-lui de vous éclairer. Il vous aime. Il prend soin de vous. Il guide tout ceux qui le cherchent d’un cœur sincère. Demandez-lui de pourvoir ce qui manque à votre conviction pour vous approcher de Jésus avec la pleine liberté dont jouissait Thomas, à qui je vous invite à vous rallier avec moi.

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca.

Mise à jour :

  • Le 17 juin 2017, précisions apportées aux paragraphes d’introduction.
  • Le 11 mai 2016, ajout du lien vers le forum chrétien la Rencontre.
  • Du 10 au 14 février 2016, rédaction du texte en français sur la divinité de Jésus.
  • Le 7 août 2015, sommaire en français du texte original anglais.

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* Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées
de la Nouvelle édition de Genève, © Société biblique de Genève, 1975, 1976, 1979.

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