Écouter la Bible, pourquoi pas?

Vous avez une certaine curiosité quant au contenu de la Bible, mais vous n’en possédez pas une, ou l’épaisseur de celle dont vous disposez vous intimide et vous ne la lisez pas. Écouter la Bible serait peut-être une solution intéressante pour vous. La Parole de Vie audio est accessible sur Bible.Is avec voix masculines canadienne ou africaine, ainsi que sur Lire la Bible .net, avec voix féminine européenne.  Libre à vous d’écouter l’une de ces versions audio en même temps que vous lisez le texte. Le tout est accessible gratuitement en cliquant l’un ou l’autre des liens ci-dessus.

Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier (Psaume 119.105, Seg 21)

Aux intéressés, cette version, La Parole de Vie, est écrite en français fondamental. C’est-à-dire qu’elle n’utilise que les mots les plus courants de la langue française. Cela la rend accessible pour tous. Toutefois, comme le dit l’éditeur à propos de cette version de la Bible, même les habitués du texte biblique en seront enrichis puisque les choix de mots de tous les jours feront ressortir des aspects du sens qui leur auront jusque là échappé.

Remarque technique à ceux qui opteraient pour la voix féminine européenne : assurez-vous que La Bible Parole de Vie fait partie des versions sélectionnées, afin de pouvoir en écouter l’enregistrement audio auquel je me réfère ci-dessus. Pendant que vous écoutez La Bible Parole de Vie, ce site, Lire la Bible .net, de l’Alliance biblique française, permet de consulter en parallèle le texte des versions française, anglaise et espagnole : Parole de Vie; Nouvelle Bible Segond; Bible en français courant; Colombe; Traduction Œcuménique de la Bible (TOB); Louis Segond 1910; King James; Reina-Valera.

Les trois dernières versions jouissent d’un statut équivalent dans leur langue respective :  Louis Segond, pour le français; King James, pour l’anglais; Reina-Valera, pour l’espagnol.

Pour ceux qui le préféreraient, sachez que le TopBible du TopChrétien offre une excellente version audio de la Louis Segond 1910, accessible par le petit icône en haut à gauche du texte de n’importe laquelle des versions offertes par TopBible. Prenez la peine de tendre l’oreille et de vous mettre à l’écoute de Dieu par ce biais : 2 Corinthiens.

Les liens ci-dessus conduisent vers la seconde épître de Paul aux Corinthiens, car il s’agit d’un complément à l’article Avons-nous un cœur de leader? fondé sur les caractéristiques de leadership démontrées par l’apôtre Paul dans son ministère.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous. Si vous préférez me contacter personnellement, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Auteur : Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA.
Le 10 mars 2018.

Marcher par l’Esprit

Que veut dire la Bible lorsqu’elle nous dit de marcher selon l’Esprit du Dieu Très Saint? Est-il possible pour nous de marcher selon l’Esprit? Ou ces exhortations bibliques ne sont-elles que des paroles vides émises par des rêveurs désincarnés? Le présent article revêt un potentiel de nous aider à répondre à la question suivante pour nous-même : Est-ce que je marche selon l’Esprit ou selon ma nature humaine non-assistée par Dieu?

Heureux tout homme qui craint l’Eternel, qui marche dans ses voies (Psaume 128.1, Segond 21)

L’Esprit Saint vit en chaque personne qui croit que Jésus est mort sur la croix pour elle et qui s’est repentie de ses péchés — c’est-à-dire qu’elle a cessé de vivre indépendamment de Dieu, sans se préoccuper de faire ce qui plaît au Seigneur. Quoique nous soyons chrétiens, il demeure possible d’attrister l’Esprit de Dieu (Éphésiens 4.30) et de l’éteindre (1 Thessaloniciens 5.19), ou, au lieu de cela, de marcher par l’Esprit, de vivre dans la plénitude de l’Esprit (Galates 5.16).

Le Seigneur Jésus-Christ nous invite par son exemple à marcher par l’Esprit. Après Lui, ses apôtres nous encouragent à suivre cette même voie de marcher par l’Esprit.

Pour nous aider à comprendre de quoi il s’agit, nous allons considérer des passages de la Bible où le Saint-Esprit nous indique comment Dieu notre Père désire que nous marchions.

Pour ce faire, nous examinerons des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament où Dieu nous dit comment Il souhaite que nous vivions, ainsi qu’un passage où nous voyons comment marchait un homme de Dieu, le roi Josias. Par la suite nous considérerons des passages plus explicites à propos de ce que signifie et ce qu’implique marcher par l’Esprit.

1. Questions du peuple et réponses de Dieu (Michée 6.6-8)

Observons les questions que se posent les gens sur ce qu’ils pensent nécessaire pour recevoir l’acceptation de la part de Dieu. Notons les exigences extrêmes qu’ils perçoivent. Réfléchissons à la très grande difficulté de plaire à Dieu exprimée par leurs questions :

Avec quoi donc pourrai-je me présenter à l’Eternel? Et avec quoi m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut? Irai-je devant lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an? L’Eternel voudra-t-il des milliers de béliers, dix mille torrents d’huile? Devrai-je sacrifier mon enfant premier-né pour payer pour ma transgression, l’enfant issu de moi, pour expier ma faute? (Michée 6.6-7, Semeur, Bible Gateway).

Ces personnes se demandaient quels sacrifices elles devaient apporter à Dieu pour être pardonnées de leurs péchés. Des milliers de béliers suffiront-ils?  Faudra-t-il présenter jusqu’à dix mille torrents d’huile? Devrai-je aller jusqu’à offrir un sacrifice humain, comme font les nations? Jusqu’à offrir mon enfant premier né en sacrifice d’expiation?  Nous ne savons pas quoi faire, Dieu, pour que tu pardonnes les fautes dont nous sommes coupables! Nous ne savons plus comment agir pour que tu jettes sur nous un regard favorable! C’est là en essence ce que se disaient entre elles, au prophète et à Dieu, plusieurs personnes du peuple de Dieu à l’époque de Michée.

Ne font-ils pas ce que nous faisons quand nous attribuons à Dieu des exigences trop grandes pour nous? Ne font-ils pas ce que nous faisons lorsque nous nous sentons devant une impasse par rapport à ce que Dieu demande de nous? N’abordent-ils pas la question d’être acceptés de Dieu comme nous, quand nous nous fixons sur les impossibilités que cela représente selon notre compréhension limitée de la personne de Dieu? Comparons cela à ce que Dieu — à travers la voix de son prophète Michée — leur demande en réalité :

On te l’a enseigné, ô homme, ce qui est bien et ce que l’Eternel attend de toi: c’est que tu te conduises avec droiture,
que tu prennes plaisir à la bonté et que tu vives dans l’humilité avec ton Dieu (Michée 6.8, Semeur, Bible Gateway).

Dieu ne leur demandait rien de tout ce qu’ils s’imaginaient ou prétendaient croire. Au contraire, ce sont des choses simples qui plaisent à Dieu : que nous pratiquions la justice, que nous aimions la miséricorde, que nous marchions humblement avec notre Dieu. C’est tout. Marcher en faisant le bien. Marcher en aimant la compassion. Marcher sans prétention, non pas comme si nous étions importants. Marcher humblement. Marcher humblement, notre visage étant tourné non pas vers la terre, comme si nous étions écrasés, mais le visage tourné vers Dieu, dans l’espoir et dans la confiance.

2. Manassé, Amon et Josias (2 Chroniques 33-35)

Josias « fit ce que l’Eternel considère comme juste […] Alors qu’il était encore jeune, il entreprit de chercher à plaire au Dieu de David, son ancêtre » (2 Chroniques 34.2-3, Semeur). Il a choisi d’inscrire son histoire personnelle, non pas dans celle de son père Amon ou de son grand-père Manassé, mais dans celle de son ancêtre David. Josias vivait dans des cadres social et religieux mis en place par des rois qui faisaient le mal aux yeux de l’Éternel. Les pratiques qu’ils instaurèrent incitaient au mal. Ils poursuivirent génération après génération dans ces mauvaises pratiques, dans ces voies du mal. De sorte qu’il fut nécessaire pour Josias de combattre des coutumes connues, acceptées, considérées normales. Des réformes étaient nécessaires pour pouvoir marcher avec Dieu et pour conduire le peuple dont il était roi à le suivre dans les voies de Dieu.

Pourquoi ne pas lire en écoutant ce récit en 2 Chroniques 33-35 et en 2 Rois 21-22 dans la Parole de Vie, sur LirelaBible.net.

Quelle est l’importance pour nous de cette histoire des rois Manassé, Amon et Josias? Je crois que si nous cherchons Dieu et désirons marcher avec Lui, nous ne pouvons pas faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes concernant les pratiques culturelles et religieuses de notre époque et des milieux où nous vivons. Il est impératif que nous consultions le Seigneur, ses prophètes, ses apôtres. Consultons ce qu’ils nous ont légué de la part de Dieu et de Son Fils Jésus-Christ dans la Parole de l’Esprit de Dieu, qui est la Très Sainte Bible. Ce qu’il nous faut rechercher ne se limite pas à la connaissance de ce que Dieu désire que nous fassions. Il nous faut également chercher à agir selon ce qu’il dit.

3. Marcher par l’Esprit (Galates 5, Romains 8, Philippiens 4)

Que signifie marcher par l’Esprit et comment y parvenir? Cela nous est enseigné dans les lettres de Paul aux Galates, aux Romains et au Philippiens. Les trois liens qui précèdent vous permettront d’écouter, en même temps que vous lirez, une version de la Bible facile à comprendre, La Bible Parole de Vie. (Veuillez à sélectionner cette version parmi celles disponibles, car c’est la seule du site LirelaBible. net accompagné d’une version audio.

Alors que nous lisons ou écoutons ces passages de la Bible, demandons à Dieu ce que signifie pour nous marcher par l’Esprit et pour quels aspects spécifiques nous pourrions commencer en vue d’améliorer notre marche par l’Esprit. Il s’agirait d’une excellente préparation avant de continuer à lire le présent article.

3.1. Paul aux Galates

Je mettrai l’accent sur quelques passages relativement courts provenant des écrits de l’apôtre Paul. Pourquoi ne pas commencer par Galates 5.25 (Bible du Semeur):

Puisque l’Esprit Saint est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite.

Qu’arrive-t-il lorsque nous nous laissons diriger par l’Esprit Saint ? Nous pouvons expérimenter en nous-même et observer extérieurement un groupe d’attitudes et de comportements comme les suivants : «l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi» (Galates 5.22-23, Semeur). Selon l’apôtre Paul, il s’agit là du «fruit de l’Esprit» (Galates 5.22a, Semeur).

Si, par contre, nous ne nous laissons pas diriger par l’Esprit de Dieu, comme nous y invite le Seigneur notre Dieu et Père, ce que nous expérimenterons et observerons chez nous sera d’une nature autre que ce qui est produit par l’Esprit. L’apôtre Paul en dit ceci: «Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre» (Gal 5.19-21a, Semeur).

3.2. Paul aux Romains

Les chapitres 6 à 8 de Romains traitent spécifiquement du thème dont nous sommes en train de parler ici. L’angle sous lequel nous l’abordons nous vient de la lecture de ce que dit l’apôtre Paul, en Romains 8.5-6, selon la traduction espagnole Nueva Traducción Viviente. La traduction française qui s’en rapproche le plus est la version Darby, où nous lisons:

Car ceux qui sont selon la chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon l’Esprit, aux choses de l’Esprit ; car la pensée de la chair est la mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix (Romains 8.5-6, Darby).

Aucune des autres versions françaises que j’ai consultées ne fait ressortir de manière explicite le rôle de la pensée. Toutefois, cet angle d’attaque du texte me paraît fructueux. Considérons le même passage selon quelques autres versions françaises de la Bible :

En effet, ceux qui se conforment à leur nature propre se préoccupent des réalités de la nature humaine, tandis que ceux qui se conforment à l’Esprit sont préoccupés par ce qui est de l’Esprit. De fait, la nature humaine tend vers la mort, tandis que l’Esprit tend vers la vie et la paix (Romains 8.5-6, Segond 21).

La Segond 21 nous aide ici à comprendre l’expression «selon la chair» de Darby. Être selon la chair (Darby) signifie se conformer à notre nature propre (Semeur), tandis qu’être selon l’Esprit correspond à se conformer à l’Esprit. Pour ceux d’entre nous qui connaissons bien la Bible Segond 1910 ou sa très proche descendante la Nouvelle Édition de Genève :

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix (Romains 8.5-6, Nouvelle Édition de Genève).

Être selon la chair (Darby), vivre selon la chair (NEG) et se conformer à notre nature propre (Segond 21) sont en fait trois manières différentes d’exprimer la même chose. Pareillement, s’affectionner aux choses de la chair (NEG),  se préoccuper des réalités de la nature humaine (Segond 21) et avoir ses pensées aux choses de la chair (Darby) sont trois façons de chercher à rendre ce que le texte original grec cherche à nous dire.

Je ferai maintenant intervenir une quatrième version française pour nous aider à comprendre de ce que l’apôtre Paul cherche à dire concernant la marche par l’Esprit :

En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit. Car ce à quoi tend l’homme livré à lui-même mène à la mort, tandis que ce à quoi tend l’Esprit conduit à la vie et à la paix. (Rm 8.5-6, Semeur)

Selon Darby, si nous sommes selon la chair, nous pensons aux choses de la chair. Selon la Nouvelle édition de Genève et selon Louis Segond 1910, si nous vivons selon la chair, nous nous affectionnerons aux choses de la chair. D’après Segond 21, si nous nous conformons à notre nature propre, nous nous préoccuperons des réalités de la nature humaine. La Bible du Semeur ajoute à notre compréhension de ces versets que notre choix réside entre vivre livré à nous-même ou vivre selon les inclinaisons mises en nous par l’Esprit Saint de Dieu.

Avant que nous produisions œuvre ou fruit observable de l’extérieur de nous, il se passe des choses en nous. Notre cœur est habité par des centres d’intérêts et des préoccupations. Ils prennent la forme de pensées, d’émotions revêtues de pensées. Quoi que cet aspect intime de notre vie ne puisse pas toujours se voir, il n’en constitue pas moins une expression de notre marche par l’Esprit ou de notre marche selon notre nature propre.

Voir les choses ainsi peut nous aider à nous rendre compte qu’un redressement est nécessaire concernant ce avec quoi nous nourrissons nos âmes et meublons nos pensées. Mais ce redressement ne saurait être le résultat de nos efforts personnels, même les mieux intentionnées. Il s’agit d’un fruit, du résultat de quelque chose qui relève de l’Esprit. Ce qui nous appartient à nous dans cette histoire est de décider où irons nos allégeances. Je conclurai en m’appuyant sur la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB). Celle-ci exprime très bien ce qui distingue les deux voies dont nous parlons, ce contraste entre marcher ou vivre selon notre nature propre et marcher ou vivre selon l’Esprit :

En effet, sous l’empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l’empire de l’Esprit, on tend à ce qui est spirituel : la chair tend à la mort, mais l’Esprit tend à la vie et à la paix (Romains 8.5-6, TOB, 2010)

Pour nous aider à nous engager dans la voie de l’Esprit ou à y revenir, nous considérons maintenant un tout dernier passage biblique lequel se trouve dans une autre lettre de Paul, celle qu’il écrivit aux Philippiens alors qu’il séjournait dans une prison romaine.

3.3. Paul aux Philippiens

Dans nos moments de plus grande nécessité, demandons à Dieu qu’Il nous aide à combattre contre les pensées qui ne lui sont pas agréables. Ces pensées indiquent où se trouvent réellement les préoccupations centrales de nos cœurs. Nous pouvons transformer en prière tout ce qui cherche à habiter nos pensées et qui ne vient pas de Dieu. Il s’agit de demander à Dieu qu’il nous vienne en aide avec un ou des aspects spécifiques de notre vie. Demandons-Lui de nous porter secours dans nos défaillances d’attitudes et de comportements.

Nous avons tout intérêt à suivre le conseil donné par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Philippiens, ch. 4 v. 8 (Semeur):

Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange.

En conclusion

Cet article ne traite que d’un seul parmi de nombreux aspects de la marche par l’Esprit : obéir à Dieu, faire ce qui Lui plaît, selon ce que nous ont dit les prophètes et les apôtres, tels que nous pouvons les lire dans la Parole de Dieu, la Bible. Il y a cependant plusieurs autres aspects qui doivent être pris en compte : aimer la Parole de Dieu, prier le Seigneur, faire confiance en l’amour du Père à notre égard, comprendre que ce même amour que Dieu a pour nous, il l’a également envers toute personne avec qui nous entrons en relation — et bien plus encore. Je vous invite à lire tout en les écoutant, les textes bibliques mentionnés ici, chacun dans son propre contexte, c’est-à-dire en considérant chacune des trois lettres d’où sont tirés les extraits dont nous venons de parler : Galates, Romains, Philippiens.

Soyez bien à l’aise de laisser, en commentaire au bas de cet article, votre propre expérience d’appropriation des promesses de Dieu ou de ses réponses à vos prières dans votre vie.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Publié le 2 mars 2018;
Édité les 3 et 4 mars 2018.

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Cet article est le résultat de ma participation au séminaire Torrent qui purifie dirigé par l’équipe pastorale de l’Église Vie Abondante, de janvier à mars 2018. Plus précisément, il s’agit de ma réponse personnelle à des passages bibliques que Dieu a placés sur mon cœur alors que je réfléchissais au matériel de la leçon intitulée, Marcher selon l’Esprit.

Lire la Bible ne vous dit plus rien?

Vous faites partie de ceux qui ont peu de motivation à lire la Bible? Vous avez l’impression qu’elle ne vous parle plus? Les mots passent devant vos yeux et ne laissent aucune empreinte dans votre cœur? Bref, lire la Bible ne vous dit plus rien!

Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées!
Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité (Ps 139.23-24)

Considérez les quelques premiers versets de la deuxième épître de Pierre et demandez-vous ce qu’elle vous dit d’encourageant – 2 Pierre 1.1-2, LSG:

Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ notre Seigneur!

L’apôtre ne s’adresse-t-il pas ici à tous ceux qui ont reçu la foi en Jésus, donc à vous et à moi qui vivons aujourd’hui – qui que nous soyons? Si nous croyons qu’à travers l’apôtre Pierre, Dieu lui-même nous adresse ces mots, ne serons-nous pas encouragés de l’entendre nous bénir? N’aurons-nous pas alors envie de lire le reste de cette lettre (2 Pierre) en demandant à Dieu de nous parler, de nous instruire, de nous diriger?

Vous n’êtes pas certain de la valeur de ce que je viens d’avancer ? Considérez l’introduction de la première épître de Paul aux Corinthiens, où il est écrit:

À tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ! — 1 Co 1.2-3, Seg 21.

L’apôtre Paul s’adresse en premier lieu, il est vrai, aux croyants de l’église de Corinthe. Mais il précise ensuite que sa bénédiction est adressée à toute personne en tout lieu qui  font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. N’est-ce pas là une parole que l’on peut s’approprier pour soi-même, encore aujourd’hui?

Mais, dites-vous, en quoi les textes de l’Ancien Testament me concernent-ils aujourd’hui? Considérez, à titre d’exemple, une promesse faite à Josué par Dieu à travers Moïse :

L’Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi. *Il ne te délaissera pas, il ne t’abandonnera pas. N’aie pas peur et ne te laisse pas effrayer. » — Deutéronome 31.8, Seg 21.

Et encore :

Personne ne pourra te résister tant que tu vivras. Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse. *Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs ancêtres de leur donner. Seulement, fortifie-toi et aie bon courage en te conformant fidèlement à toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche afin de réussir où que tu ailles. Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de toi ! Médite-le jour et nuit pour agir avec fidélité conformément à tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas ordonné : ‘Fortifie-toi et prends courage’ ? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. » — Josué 1.5-9, Seg 21.

Voyez comment l’auteur de l’épître aux Hébreux n’hésite pas un instant à extraire cette promesse de son contexte historique pour en tirer une application directe pour les chrétiens auxquels il adresse une exhortation de s’attendre à Dieu pour répondre à leurs besoins matériels alors même qu’ils exercent la générosité envers d’autres croyants :

Que votre conduite ne soit pas guidée par l’amour de l’argent, contentez-vous de ce que vous avez. En effet, Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme ? — Hébreux 13.5-6, Seg 21.

L’auteur de l’épître aux Hébreux exhorte à ne pas se laisser guider par l’amour de l’argent et à se contenter de ce que nous avons, puis, applique à ses auditeurs la promesse qui avait été faite à Josué en Deutéronome 31.8 et en Josué 1.5 et Josué 1.9 en citant le texte de cette promesse directement et en l’attribuant à Dieu (Hébreux 13.5b, Seg 21) :

Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas.

Puis, il tire de ce qui précède l’application suivante pour ses auditeurs chrétiens d’un autre contexte et d’une autre époque (Hébreux 13.6, Seg 21) :

C’est donc avec assurance que nous pouvons dire :  Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme?

Vous croyez que la Bible est la Parole de Dieu, mais vous hésitez à en tirer des implications pour votre vie — ce qui contribue à vous démotiver de la lire ? Pourquoi ne méditeriez-vous pas ce qui précède ? Un auteur inspiré de Dieu dans le Nouveau Testament s’appuie sur un auteur inspiré de Dieu dans l’Ancien Testament pour exhorter des personnes bien concrètes dans des situations bien concrètes mais très différentes. Cela ne pourrait-il pas nous servir de modèle pour oser davantage s’appuyer sur les textes de la Parole de Dieu afin d’y puiser un encouragement pour nos vies aujourd’hui ?

Que nous lisions l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament, nous pouvons le faire en demandant à Dieu notre Père de se révéler à nous à travers ce qui demeure Sa Parole !

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca. Libre à vous également de laisser un commentaire dans la boîte au bas du présent article. Pour me contacter en direct, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Que la Parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! (Col 3.16, Seg 21)

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Le 27 février 2018

Réponse à Hervé-Cyrille du Bénin

Cet article fournit des conseils à un jeune chrétien désireux de croître dans sa foi. Pourquoi lire plus avant ? Si vous en êtes au début de votre vie chrétienne ou connaissez quelqu’un d’autre qui est dans cette situation, peut-être trouverez-vous ici des éléments utiles pour votre démarche ou celle d’une personne que vous cherchez à aider. De nos jours certains sont exposés à l’Évangile par l’entremise des médias sociaux, sites web et forums ou blogues chrétiens et n’ont pas ou peu de chrétiens dans leur entourage. Quant au texte qui suit, il est né de mon interaction avec un nouveau chrétien désirant échanger avec moi sur Chrétiens en réseau afin de grandir spirituellement :

«Bonjour, Daniel, moi, on m’appelle Hervé-Cyrille, je viens du Bénin. Nouvellement chrétien évangélique et inscrit sur ce site, j’aimerais échanger avec des chrétiens plus mûrs du monde entier afin de grandir aussi spirituellement. Est-ce donc possible de correspondre avec vous? J’attends votre réponse et surtout que Dieu vous bénisse!».

… Courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée.
Faisons-le en gardant les regards sur Jésus,
qui fait naître la foi et la mène à la perfection. (Hébreux 12.1b-2a, Segond 21)

Je reproduis ici ma réponse en l’ajustant un peu pour tenir compte du nouveau contexte et en y corrigeant quelques fautes.  Il s’agit d’un témoignage impromptu de ma part et de quelques conseils pour nouveaux chrétiens en réponse à la question qui précède.

Je suis né dans une famille catholique romaine, mais je me suis converti au Seigneur Jésus une fois devenu adulte. Le catholicisme m’a appris que Dieu existe, que Jésus est mort sur la croix pour moi, que Dieu parle dans la Bible. Mais c’est en lisant la Bible elle-même et en fréquentant des chrétiens évangéliques que je suis parvenu à comprendre que je pouvais avoir une relation personnelle avec Jésus maintenant.

J’ai aussi compris qu’il me fallait accorder plus d’importance à ce que Dieu dit dans sa Parole qu’à tout le reste.

Par ailleurs, ne vous laissez pas décourager par les réponses négatives que certaines personnes pourraient vous donner, ni dans la vie, ni nulle part ailleurs, même s’il s’agit de sites chrétiens. Retenez ce qui est bon, pour le reste ne vous en faites pas. Faites confiance à notre Père céleste qui prend soin de ceux qui cherchent à Lui plaire.

Avez-vous des amis chrétiens dans votre entourage ? Fréquentez-les. Connaissez-vous une Église locale chrétienne où il vous serait possible de participer ? Je vous encourage à vous engager dans la vie de cette Église. Examinez ce qu’enseignent le ou les pasteurs et les gens de cette Église, par leur propos et leur conduite. Donnez-vous le droit de visiter plus d’une Église locale et choisissez-en une où l’on vous respecte.

Aucun site Web ne peut remplacer, ni la Parole de Dieu, ni l’interaction avec des êtres humains en chair et en os avec qui partager votre parcours de foi : «Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! Instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur de tout votre cœur sous l’inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en acte, faites tout au nom du Seigneur Jésus en exprimant par lui votre reconnaissance à Dieu le Père» (Colossiens 3:16).

Si j’ai bien compris, vous êtes un nouveau chrétien. Je vous donnerai donc aussi le conseil suivant : Lorsqu’un chrétien vous cite un passage biblique, comme je viens de le faire, il vaut toujours la peine d’aller lire dans la Bible le contexte de ce verset. Lire le contexte dans ce cas-ci consisterait à lire les quelques versets avant et après Colossiens 3:16, puis à lire l’épître aux Colossiens en entier.

Si vous fréquentez beaucoup de chrétiens ou lisez beaucoup d’articles sur des sites chrétiens, dont celui-ci, il devient vite impossible d’aller voir tous les contextes de tous les versets qui sont cités. Ce que je fais pour ma part est d’aller lire les contextes des versets que Dieu utilise pour m’interpeller sur des sujets importants. J’ai toujours également accordé beaucoup d’importance à lire le contexte des passages que l’on utilise pour faire des affirmations concernant la foi chrétienne. Cela permet de vérifier que c’est bien là ce que la Parole de Dieu enseigne dans le passage mentionné.

À cet égard, veuillez lire Actes au chapitre 17 tout au complet. Vous remarquerez au verset 11 que les gens de Thessalonique examinaient dans les Écritures ce que Paul leur enseignait. Ne tenez donc pas compte des propos de ceux qui voudraient vous décourager de vérifier par vous-mêmes ce que dit la Bible concernant tout sujet.

Que la paix de Christ règne dans votre cœur (Colossiens 3:15),

Daniel Garneau
www.savoiretcroire.ca

Article mis à jour le 22 juillet 2018.

Articles sur des thèmes connexes à celui-ci et susceptibles d’aider à poursuivre une démarche de progression dans la vie chrétienne :

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Mots clés de recherche :  conseils à un jeune chrétien; conseils pour nouveaux chrétiens.

La rencontre du passé, du présent et du futur

Mon parcours de foi chrétienne, lorsque j’y repense aujourd’hui, peut être considéré sous l’angle d’une d’une fusion des horizons, d’une rencontre du passé, du présent et du futur.

Qu’est-ce que l’homme pour que tu prennes soin de lui (Psaume 8.5) ?

Le passé

Trois événements marquants viennent ponctuer le passé. Premièrement, À compter de 1970, des témoins de Jésus m’ont appris que Dieu m’offrait le salut éternel en son Fils, m’invitant à vérifier leurs dire à même les textes de la Parole de Dieu. Ensuite, en 1977, après une longue résistance de ma part, j’ai enfin choisi de me détourner d’un style de vie qui ne s’accordait pas avec celui auquel Dieu m’invitait et à m’engager à vivre comme Dieu le demandait, au meilleur de mes capacités. Mais il m’a fallu 30 années de plus pour enfin parvenir, depuis 2008, à vivre ma vie chrétienne en sachant intimement que je suis pardonné et aimé par mon Sauveur au quotidien.

Le présent

Que dire du présent ? Il est construit sur le passé, sans lequel ma vie serait tout autre. Je suis donc reconnaissant au Seigneur, même pour les périodes qui m’ont parues les plus sombres de mon existence, qu’il s’agisse de celles d’avant ou d’après ma conversion.

Toujours, Dieu était là. Il veillait sur moi. Il me guidait. Il respectait mes refus. Car Dieu ne s’impose pas à nous. Au contraire, Il nous invite, puis Il attend que nous soyons prêts. Dans le passé, Dieu m’a attendu. Dans le présent, il ne me bouscule pas, mais attend que je sois prêt à entrer toujours de plus en plus pleinement dans l’amour qu’Il a pour moi. Car tout part de là : la compréhension que nous avons de l’amour de Dieu pour nous.

Le futur

Au moment où j’écris le présent article pour célébrer Dieu publiquement par un témoignage concernant une ou deux dimensions de mon parcours chrétiens, c’est en fait dans le futur que je me projette. Qu’est-ce que je veux accomplir par cet article ? Mes intentions lorsque je travaille à préparer n’importe quel texte constituent une forme de regard vers le futur, car je travaille aujourd’hui sur ce qui prendra vie demain.

La rencontre du passé, du présent et du futur

Partager mon parcours de foi est pour moi une occasion de célébrer Dieu publiquement. La préparation requise pour cette célébration me conduit à réfléchir à la trace du passé dans mon présent et à me projeter avec espoir vers un futur encore incertain.

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca. Libre à vous, si vous préférez, de simplement laisser un commentaire dans la boîte ci-dessous.

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Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
le 7 février 2018

Intelligence et foi chrétienne

Lorsque je me suis converti au Seigneur comme jeune adulte en 1977, je me croyais très limité en termes de ce que l’on appelle normalement (au Québec) «l’intelligence» et qui correspond à ce que l’on pourrait plus généralement associer aux capacités intellectuelles d’une personne. Mais je voulais comprendre les enseignements de Dieu dans Sa Parole.

Mon cœur dit de ta part: «Recherchez-moi!» Je te recherche, Eternel! (Psaume 27.8, Segond 21)

Un jour j’ai lu un passage biblique disant que c’est Dieu qui donne aux sages la sagesse et aux intelligents l’intelligence. J’ai interprété le texte en question selon la compréhension que j’avais à l’époque, puis j’ai dit à Dieu que s’il voulait que je comprenne sa Parole, il allait absolument devoir m’en rende capable, car autrement ce serait impossible.

Je considère que le christianisme a enlevé une barrière qui autrement m’aurait empêché de croire que je puisse un jour parvenir à saisir ce qu’il me tenait à cœur de connaître par la fréquentation régulière de la Bible au fil des ans. En m’appliquant à comprendre, j’ai fait des progrès qui n’auraient autrement pas été à ma portée. Puis Dieu m’a aidé par son Esprit, mais il m’a aussi aidé par sa Parole à croire qu’il interviendrait. Cela m’a mobilisé des années durant, jusqu’à ce qu’il soit naturel pour moi d’étudier la Bible et n’importe quel autre texte qui me tient à cœur.

Ce court témoignage a été publié le 9 décembre 2014 sur Forum chrétien la source d’eau vive, sous Partage autour de la Bible –> Échanges et discussions –> L’intelligence des croyants. Il est reproduit ici, sur Savoir et croire .ca, avec de légers ajustements.

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Daniel Garneau
le 15 décembre 2018

Dieu répond aux prières !

Dieu répond à nos prières par des moyens parfois surprenants…

Je lève mes yeux vers les montagnes :
d’où me viendra le secours ?
Le secours me vient de l’Eternel,
qui a fait le ciel et la terre.
(Psaume 121.1-2, Seg 21)

Jamais je n’aurais imaginé que Dieu réponde aux miennes en me conduisant à créer le site web Savoir et croire .ca, puis le forum chrétien la Rencontre qui lui est associé.

Je remercie le pasteur Aloys Evina du Journal Chrétien de m’avoir invité à me présenter et à donner un aperçu des textes que je publie sur mon site web. Cela m’a permis de faire le point sur l’intervention de Dieu dans ma vie et sur mon service actuel pour Lui.

Cet article peut aussi être lu sur Le Journal Chrétien sous Dieu répond aux prières !

Une prière auprès de Dieu qui remonte à il y a trente ans

Ma conversion à Christ s’est étalée sur une période de 7 ans, de 1970 à 1977. Après quoi, quatre mouvements ont caractérisé mon engagement chrétien au fil des ans : d’abord, un espoir sans borne; ensuite, une attitude d’exigence envers Dieu; suivie d’un découragement profond face à moi-même; puis, enfin, une période d’intégration spirituelle. C’est dans le cadre de ce dernier mouvement que j’ai appris à jouir du calme intérieur accessible à celles et ceux qui placent leur confiance dans le Seigneur Jésus-Christ.

Dans un moment de grand désarroi, quelque part entre le milieu et la fin des années 1980, j’ai transformé en prière pour moi le souhait exprimé par Job : « Oh! je voudrais que mes paroles soient écrites, qu’elles soient écrites dans un livre; je voudrais qu’avec un burin de fer et avec du plomb elles soient pour toujours gravées dans le roc… » (Job 19:23-24).

Dès ma conversion, en 1977, j’ai investi beaucoup de temps et d’énergie au service du Seigneur et à l’étude de Sa Parole et de la théologie chrétienne. Cela conduisit à ce que l’on me confie des responsabilités de plus en plus importantes dans mon Église locale. Or, moi qui croyais qu’un jour je maîtriserais mieux mes manquements à l’amour, j’ai fini par désespérer au point de donner ma démission du ministère pastoral qui était le mien.

L’histoire que je voulais pouvoir écrire un jour était celle du désarroi face à ce qui me paraissait être une sincérité réelle de ma part envers mon Dieu et – par ailleurs – les manquements d’amour qui prenaient parfois la forme de colères immenses; colères que je ne parvenais pas à maîtriser. J’ai fini par en conclure que je ne pouvais plus être pasteur.

C’est par obéissance à Dieu que j’ai cru prendre cette décision, mais en même temps, je ne comprenais pas pourquoi Dieu ne m’avait pas donné la force de vaincre ce problème, ni pourquoi il ne m’avait pas permis de dépasser cette difficulté par la puissance de l’Esprit. Au moment où j’ai pris cette décision, je me disais qu’il devait y avoir une dimension importante de la foi chrétienne qui m’avait échappé, mais je ne savais pas ce que c’était.

Je voulais écrire à propos de ma propre sincérité dont je ne doutais pas et de mon désarroi de me trouver devant ce qui me semblait être le plus grand échec de ma vie, car je m’identifiais à « Esdras [qui] avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Éternel, et à enseigner au milieu d’Israël les lois et les ordonnances » (Esdras 7:10). Quitter le ministère de la Parole parce que je ne savais pas obéir à la Parole me tuait !

Les vingt ans qui ont suivi cette décision m’ont permis d’apprendre peu à peu ce que Dieu voulait m’enseigner, au plan personnel et humain, comme au plan relationnel et conjugal.  Ce projet d’écrire un jour mon histoire ne me quittait pas et en fait orientait mes choix personnels et professionnels, car je déployais beaucoup d’énergie pour me rendre apte à exprimer un jour ce que j’aurais fini par comprendre à propos de mon histoire.

Une réponse au-delà de toute espérance : le site web « Savoir et croire .ca »

Avec le temps, Dieu m’a guéri et consolé aussi. J’ai fini par comprendre quelles étaient les mesures qui s’imposaient dans ma vie pour agir d’une manière digne de Son nom, même dans mes plus grands moments de tristesse, d’angoisse ou de déroute intérieure.

Au moment d’écrire cet article, mon épouse et moi étions ensemble responsables de l’un des petits groupes de la communauté de foi à laquelle j’appartenais à ce moment-là, et je faisais partie de l’équipe des enseignants de ce petit regroupement d’églises maisons.

J’ai aussi la joie d’être le fondateur du site Web Savoir et croire .ca. Joie et bonheur,  puisque, par ce site, Dieu répond à ma prière de jadis, de raconter mon histoire. Mais cette histoire n’est plus seulement la mienne; elle est aussi celle des chrétiens troublés par l’écart qu’ils constatent parfois entre leur vie telle qu’ils la vivent et leur idéal d’obéissance à Dieu.

Bien qu’étroitement lié au désir d’encourager les chrétiens qui ont perdu espoir quant à leur capacité de vivre pour Christ, mon site poursuit également d’autres objectifs, par exemple : favoriser la compréhension du christianisme; lever les préjugés contre la foi chrétienne et contre ceux qui y adhèrent; puis, accroître l’acceptation entre les diverses traditions chrétiennes demeurées attachées et fidèles à la Parole de Dieu.

Le leitmotiv ou thème « Savoir et croire : des alliés déchirés, mais indissociables », associé au site Savoir et croire .ca, cherche à exprimer une réponse à ceux qui donnent à penser que la foi chrétienne serait sans fondement, par opposition aux savoirs humains, que l’on a tendance à percevoir comme appuyés sur des bases incontestables. Certains parlent comme s’ils croyaient vraiment qu’il faille choisir entre le savoir ou le croire, alors qu’en fait, le savoir et le croire sont des alliés indissociables – dans tous les domaines !

Le savoir qui sous-tend la foi chrétienne se trouve dans les Écritures Saintes, produites et éclairées par le Saint-Esprit. Ce sont elles qui nous permettent de savoir qui est Dieu et comment nous pouvons parvenir au salut. C’est l’Esprit qui nous convainc que nous en avons besoin et qui nous pousse à nous tourner vers Lui. Les sciences quant à elles appuient leurs certitudes sur plusieurs couches d’hypothèses auxquelles font confiance ceux qui en découvrent les implications technologiques, parfois extraordinaires.

En christianisme, tout comme en science, le savoir ne nous tombe pas dessus comme par magie, il faut se donner la discipline d’apprendre pour se faire une idée de la réalité et pour parvenir à mettre en pratique ce que l’on sait – après l’avoir appris; d’où les catégories suivantes : apprendre, savoir, croire et agir. La capacité de vivre pour Dieu est en effet quelque chose qui ne nous tombe pas sur la tête soudainement et entièrement formée. Elle se doit d’être cultivée, jour après jour, année après année, tout au long de notre vie.

Autour de ces quatre thématiques que sont apprendre, savoir, croire et agir, le site Web, que Dieu m’a permis de créer, propose des réflexions sur le contenu des Écritures et sur leur compréhension à la lumière des savoirs contemporains, de même que des témoignages sur des thèmes visant à favoriser une meilleure compréhension de la foi chrétienne.

Rendre gloire à Dieu !

Si je dis à l’une de mes filles que je ferai quelque chose, elles savent qu’elles peuvent compter sur moi et que je le ferai. Une fois que j’ai fait cette chose, elles me disent merci. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour nous envers Dieu lorsqu’il répond à une demande que nous lui avons faite ? L’enjeu est bien plus vaste que les quelques mots du présent article ne peuvent le laisser transparaître. Dieu a œuvré dans ma vie au fil des ans de manière à produire une guérison d’une ampleur que je n’aurais pas soupçonnée possible; il m’a aussi instrumenté pour mettre en mots ce qu’il fait en moi, afin que je le partage à d’autres.

Je souhaite par le présent article rendre hommage à Dieu de ce qu’Il a fait dans ma vie au fil des ans et, par mon témoignage, encourager à se confier en Lui ceux qui souffrent.

Cet article est également publié sur Le Journal Chrétien.

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca. Pourquoi ne partageriez-vous pas comment Dieu a répondu à l’une de vos prières ? Les forums vous paraissent trop compliqués? Laissez-nous un commentaire ci-dessous.

Modifié le 6 janvier 2017 : correction d’une erreur de syntaxe.
Modifié le 30 novembre 2017 : ajout du lien vers Le Journal Chrétien.
Modifié le 15 février 2018 : reformulation reflétant mon passage de la CCDR à EVA.