Puisse l’eau de ta Parole, Seigneur, pénétrer en nous !

Contrastez ce que Jésus dit à ceux qui veulent le faire mourir, « ma parole ne pénètre pas en vous » (Jean 8.37, Segond 21) avec ce qu’il dit être nécessaire et incontournable pour être vraiment son disciple : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8.31-32). Où en sommes-nous ?

Si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique,
il ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir
et qui, après s’être observé, s’en va
et oublie aussitôt comment il était. (Jacques 1.23-24, Segond 21)

Quant à vous, cher lecteur, vous choisissez Dieu comme Père ? Sachez que c’est parce qu’Il vous a d’abord choisi depuis avant même que le temps soit créé (Éphésiens 1; 1 Pierre 1). Adressons-Lui ensemble la prière suivante de reconnaissance pour s’être révélé à nous par Sa Parole qui vit en nous.

Père ! chaque matin et tout au long des jours comme des nuits, tu t’offres à moi pour une sainte communion (Mt 11.28-30; 1 Jn 1-5). L’eau de ta Parole me prépare et me rend apte à cette rencontre. Elle m’y prépare parce qu’elle m’a fait naître en toi; elle m’a fait naître par ton Esprit, elle a fait de moi ton enfant (Ja 1.18; 1 Pi 1.23). Elle m’y rend apte en me lavant et me purifiant (Ép 5.26; 1 Pi 1.22 à 2.3). Cette eau de la Parole me donne la foi (Rom 10.16-17). Cette eau de la Parole augmente la foi (Luc 17.5) que je te demande.

Comment ta Parole me donne-t-elle la foi et comment l’augmente-t-elle ? Tout d’abord, elle en est la source (Romains 10.16-17). Ensuite, l’eau de ta Parole me montre ce qu’est la foi. Elle me le montre par des affirmations simples (Hébreux 11.1-6). Elle me le montre par des exemples concrets dans la vie de nombreux témoins (Hébreux 11.1 à 12.3). Elle me le montre aussi par des exemples de son contraire, l’incrédulité, par des exemples contre lesquels tu me mets en garde (1 Corinthiens 10.6). Ces exemples, les bons (Hb 12.1-2) comme les mauvais (Hb 10.19-39), m’incitent à persévérer dans la foi, si précieuse en toi.

Par ta Parole, tu me réconfortes (Romain 15.4) et tu me gardes dans l’espoir, afin que par le réconfort dont je suis l’objet de ta part, je puisse aussi réconforter (2 Corinthiens 1) ceux qui souffrent, qui sont tentés, qui se sont égarés ou qui sont sur le point de mal agir. Le réconfort que je puise dans le bain de ta Parole me fait du bien, me guérit, me donne force et courage, m’aide à me comprendre et à me voir comme tu me vois : purifié et lavé par ton sang (Rm 3.21-26) et par l’eau de ta Parole (Éph. 5.26, 1 Pi 1.22 à 2.3; Ja 1.18). Cela devient ma base pour comprendre les autres.

C’est en renversant les forteresses des raisonnements mensongers (2 Cor. 10.3-5) que ta Parole m’expose à la vérité à propos de qui je suis vraiment (Hébreux 4.12). Elle m’aide à diriger mes pas dans tes voies, à ne pas pécher contre toi (Ps 119.9-11). Elle me sert de guide pour m’adresser à toi (Ps 119.105-112) dans mes moments de plus grandes joies comme dans ceux de mes plus grandes détresses (Psaumes 1 à 150; Ps 119; Ps 107).

Cette eau de ta Parole qui me lave et me purifie (Ép 5.26; 1 Pi 1.22 à 2.3) me conduit peu à peu à distinguer entre ce qui est bien à tes yeux et ce qui ne l’est pas (Ps 119.9-11). Elle me lave des attitudes hautaines que je pourrais être tenté d’adopter face aux difficultés avec lesquelles luttent des personnes différentes de moi (Matthieu 5.3), afin que je puisse être compatissant (2 Corinthiens 1; Jude 22), sans être complaisant (Jude 23).

Ce bain de ta Parole augmente peu à peu ma capacité de discerner ceux qui t’adorent, t’obéissent et t’aiment de ceux qui marchent en ennemi de ta croix (Philippiens 3.18), détruisant ce qu’ils prétendent vouloir construire et conduisant de nombreuses personnes dans leurs cercles d’influence vers un chemin de confusion et de mort.

Le bain de ta Parole, cette eau bienfaisante, garde mes pas dans ta vérité (Jean 17.17). Il me préserve afin que je dispense ta vie autour de moi. Il me préserve contre les chemins de mort pour moi et pour ceux qui écoutent ce que je dis et voient comment je vis. Plus encore, c’est par ce bain de la Parole (Éph 5.26; Mt 4.4; 1 Pi 2.2; 2 Pi 1.3-12; 3.1ss) que j’apprends à te connaître, à me laisser guider par toi de manière intime, à l’exemple de ceux qui t’ont connu avant moi et à l’exemple de ta propre vie (Mt, Mc, Lc, Jn).

Ta bonne et glorieuse Parole me montre encore comment se déploie dans la vie des gens et de leur ministère (Actes; Romains; 1 et 2 Cor; Galates; Jacques; Philémon; 1 à 3 Jean) la puissance de l’Esprit qui a ressuscité Christ d’entre les morts (Rm 8.11), de cet Esprit qui vit et agit en moi et par moi (1 Co 12.13; Rm 8.9-17), selon Tes promesses !

N’hésitez pas à joindre votre prière à la mienne, rendant grâce au Seigneur pour ce qu’Il fait dans votre vie par Sa Parole et Sa communion avec vous.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Publié le 2 avril 2018;
Édité les 3 avril, 4 mai, 11 juin et 24 juillet 2018.

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Cet article est le résultat de ma participation au séminaire Torrent qui purifie dirigé par l’équipe pastorale de l’Église Vie Abondante, de janvier à avril 2018. Il s’agit de ma réponse à l’étape de restauration préconisée pour entrer dans le torrent de l’Esprit.

Marcher par l’Esprit

Que veut dire la Bible lorsqu’elle nous dit de marcher selon l’Esprit du Dieu Très Saint? Est-il possible pour nous de marcher selon l’Esprit? Ou ces exhortations bibliques ne sont-elles que des paroles vides émises par des rêveurs désincarnés? Le présent article revêt un potentiel de nous aider à répondre à la question suivante pour nous-même : Est-ce que je marche selon l’Esprit ou selon ma nature humaine non-assistée par Dieu?

Heureux tout homme qui craint l’Eternel, qui marche dans ses voies (Psaume 128.1, Segond 21)

L’Esprit Saint vit en chaque personne qui croit que Jésus est mort sur la croix pour elle et qui s’est repentie de ses péchés — c’est-à-dire qu’elle a cessé de vivre indépendamment de Dieu, sans se préoccuper de faire ce qui plaît au Seigneur. Quoique nous soyons chrétiens, il demeure possible d’attrister l’Esprit de Dieu (Éphésiens 4.30) et de l’éteindre (1 Thessaloniciens 5.19), ou, au lieu de cela, de marcher par l’Esprit, de vivre dans la plénitude de l’Esprit (Galates 5.16).

Le Seigneur Jésus-Christ nous invite par son exemple à marcher par l’Esprit. Après Lui, ses apôtres nous encouragent à suivre cette même voie de marcher par l’Esprit.

Pour nous aider à comprendre de quoi il s’agit, nous allons considérer des passages de la Bible où le Saint-Esprit nous indique comment Dieu notre Père désire que nous marchions.

Pour ce faire, nous examinerons des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament où Dieu nous dit comment Il souhaite que nous vivions, ainsi qu’un passage où nous voyons comment marchait un homme de Dieu, le roi Josias. Par la suite nous considérerons des passages plus explicites à propos de ce que signifie et ce qu’implique marcher par l’Esprit.

1. Questions du peuple et réponses de Dieu (Michée 6.6-8)

Observons les questions que se posent les gens sur ce qu’ils pensent nécessaire pour recevoir l’acceptation de la part de Dieu. Notons les exigences extrêmes qu’ils perçoivent. Réfléchissons à la très grande difficulté de plaire à Dieu exprimée par leurs questions :

Avec quoi donc pourrai-je me présenter à l’Eternel? Et avec quoi m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut? Irai-je devant lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an? L’Eternel voudra-t-il des milliers de béliers, dix mille torrents d’huile? Devrai-je sacrifier mon enfant premier-né pour payer pour ma transgression, l’enfant issu de moi, pour expier ma faute? (Michée 6.6-7, Semeur, Bible Gateway).

Ces personnes se demandaient quels sacrifices elles devaient apporter à Dieu pour être pardonnées de leurs péchés. Des milliers de béliers suffiront-ils?  Faudra-t-il présenter jusqu’à dix mille torrents d’huile? Devrai-je aller jusqu’à offrir un sacrifice humain, comme font les nations? Jusqu’à offrir mon enfant premier né en sacrifice d’expiation?  Nous ne savons pas quoi faire, Dieu, pour que tu pardonnes les fautes dont nous sommes coupables! Nous ne savons plus comment agir pour que tu jettes sur nous un regard favorable! C’est là en essence ce que se disaient entre elles, au prophète et à Dieu, plusieurs personnes du peuple de Dieu à l’époque de Michée.

Ne font-ils pas ce que nous faisons quand nous attribuons à Dieu des exigences trop grandes pour nous? Ne font-ils pas ce que nous faisons lorsque nous nous sentons devant une impasse par rapport à ce que Dieu demande de nous? N’abordent-ils pas la question d’être acceptés de Dieu comme nous, quand nous nous fixons sur les impossibilités que cela représente selon notre compréhension limitée de la personne de Dieu? Comparons cela à ce que Dieu — à travers la voix de son prophète Michée — leur demande en réalité :

On te l’a enseigné, ô homme, ce qui est bien et ce que l’Eternel attend de toi: c’est que tu te conduises avec droiture,
que tu prennes plaisir à la bonté et que tu vives dans l’humilité avec ton Dieu (Michée 6.8, Semeur, Bible Gateway).

Dieu ne leur demandait rien de tout ce qu’ils s’imaginaient ou prétendaient croire. Au contraire, ce sont des choses simples qui plaisent à Dieu : que nous pratiquions la justice, que nous aimions la miséricorde, que nous marchions humblement avec notre Dieu. C’est tout. Marcher en faisant le bien. Marcher en aimant la compassion. Marcher sans prétention, non pas comme si nous étions importants. Marcher humblement. Marcher humblement, notre visage étant tourné non pas vers la terre, comme si nous étions écrasés, mais le visage tourné vers Dieu, dans l’espoir et dans la confiance.

2. Manassé, Amon et Josias (2 Chroniques 33-35)

Josias « fit ce que l’Eternel considère comme juste […] Alors qu’il était encore jeune, il entreprit de chercher à plaire au Dieu de David, son ancêtre » (2 Chroniques 34.2-3, Semeur). Il a choisi d’inscrire son histoire personnelle, non pas dans celle de son père Amon ou de son grand-père Manassé, mais dans celle de son ancêtre David. Josias vivait dans des cadres social et religieux mis en place par des rois qui faisaient le mal aux yeux de l’Éternel. Les pratiques qu’ils instaurèrent incitaient au mal. Ils poursuivirent génération après génération dans ces mauvaises pratiques, dans ces voies du mal. De sorte qu’il fut nécessaire pour Josias de combattre des coutumes connues, acceptées, considérées normales. Des réformes étaient nécessaires pour pouvoir marcher avec Dieu et pour conduire le peuple dont il était roi à le suivre dans les voies de Dieu.

Pourquoi ne pas lire en écoutant ce récit en 2 Chroniques 33-35 et en 2 Rois 21-22 dans la Parole de Vie, sur LirelaBible.net.

Quelle est l’importance pour nous de cette histoire des rois Manassé, Amon et Josias? Je crois que si nous cherchons Dieu et désirons marcher avec Lui, nous ne pouvons pas faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes concernant les pratiques culturelles et religieuses de notre époque et des milieux où nous vivons. Il est impératif que nous consultions le Seigneur, ses prophètes, ses apôtres. Consultons ce qu’ils nous ont légué de la part de Dieu et de Son Fils Jésus-Christ dans la Parole de l’Esprit de Dieu, qui est la Très Sainte Bible. Ce qu’il nous faut rechercher ne se limite pas à la connaissance de ce que Dieu désire que nous fassions. Il nous faut également chercher à agir selon ce qu’il dit.

3. Marcher par l’Esprit (Galates 5, Romains 8, Philippiens 4)

Que signifie marcher par l’Esprit et comment y parvenir? Cela nous est enseigné dans les lettres de Paul aux Galates, aux Romains et au Philippiens. Les trois liens qui précèdent vous permettront d’écouter, en même temps que vous lirez, une version de la Bible facile à comprendre, La Bible Parole de Vie. (Veuillez à sélectionner cette version parmi celles disponibles, car c’est la seule du site LirelaBible. net accompagné d’une version audio.

Alors que nous lisons ou écoutons ces passages de la Bible, demandons à Dieu ce que signifie pour nous marcher par l’Esprit et pour quels aspects spécifiques nous pourrions commencer en vue d’améliorer notre marche par l’Esprit. Il s’agirait d’une excellente préparation avant de continuer à lire le présent article.

3.1. Paul aux Galates

Je mettrai l’accent sur quelques passages relativement courts provenant des écrits de l’apôtre Paul. Pourquoi ne pas commencer par Galates 5.25 (Bible du Semeur):

Puisque l’Esprit Saint est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite.

Qu’arrive-t-il lorsque nous nous laissons diriger par l’Esprit Saint ? Nous pouvons expérimenter en nous-même et observer extérieurement un groupe d’attitudes et de comportements comme les suivants : «l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi» (Galates 5.22-23, Semeur). Selon l’apôtre Paul, il s’agit là du «fruit de l’Esprit» (Galates 5.22a, Semeur).

Si, par contre, nous ne nous laissons pas diriger par l’Esprit de Dieu, comme nous y invite le Seigneur notre Dieu et Père, ce que nous expérimenterons et observerons chez nous sera d’une nature autre que ce qui est produit par l’Esprit. L’apôtre Paul en dit ceci: «Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre» (Gal 5.19-21a, Semeur).

3.2. Paul aux Romains

Les chapitres 6 à 8 de Romains traitent spécifiquement du thème dont nous sommes en train de parler ici. L’angle sous lequel nous l’abordons nous vient de la lecture de ce que dit l’apôtre Paul, en Romains 8.5-6, selon la traduction espagnole Nueva Traducción Viviente. La traduction française qui s’en rapproche le plus est la version Darby, où nous lisons:

Car ceux qui sont selon la chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon l’Esprit, aux choses de l’Esprit ; car la pensée de la chair est la mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix (Romains 8.5-6, Darby).

Aucune des autres versions françaises que j’ai consultées ne fait ressortir de manière explicite le rôle de la pensée. Toutefois, cet angle d’attaque du texte me paraît fructueux. Considérons le même passage selon quelques autres versions françaises de la Bible :

En effet, ceux qui se conforment à leur nature propre se préoccupent des réalités de la nature humaine, tandis que ceux qui se conforment à l’Esprit sont préoccupés par ce qui est de l’Esprit. De fait, la nature humaine tend vers la mort, tandis que l’Esprit tend vers la vie et la paix (Romains 8.5-6, Segond 21).

La Segond 21 nous aide ici à comprendre l’expression «selon la chair» de Darby. Être selon la chair (Darby) signifie se conformer à notre nature propre (Semeur), tandis qu’être selon l’Esprit correspond à se conformer à l’Esprit. Pour ceux d’entre nous qui connaissons bien la Bible Segond 1910 ou sa très proche descendante la Nouvelle Édition de Genève :

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix (Romains 8.5-6, Nouvelle Édition de Genève).

Être selon la chair (Darby), vivre selon la chair (NEG) et se conformer à notre nature propre (Segond 21) sont en fait trois manières différentes d’exprimer la même chose. Pareillement, s’affectionner aux choses de la chair (NEG),  se préoccuper des réalités de la nature humaine (Segond 21) et avoir ses pensées aux choses de la chair (Darby) sont trois façons de chercher à rendre ce que le texte original grec cherche à nous dire.

Je ferai maintenant intervenir une quatrième version française pour nous aider à comprendre de ce que l’apôtre Paul cherche à dire concernant la marche par l’Esprit :

En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit. Car ce à quoi tend l’homme livré à lui-même mène à la mort, tandis que ce à quoi tend l’Esprit conduit à la vie et à la paix. (Rm 8.5-6, Semeur)

Selon Darby, si nous sommes selon la chair, nous pensons aux choses de la chair. Selon la Nouvelle édition de Genève et selon Louis Segond 1910, si nous vivons selon la chair, nous nous affectionnerons aux choses de la chair. D’après Segond 21, si nous nous conformons à notre nature propre, nous nous préoccuperons des réalités de la nature humaine. La Bible du Semeur ajoute à notre compréhension de ces versets que notre choix réside entre vivre livré à nous-même ou vivre selon les inclinaisons mises en nous par l’Esprit Saint de Dieu.

Avant que nous produisions œuvre ou fruit observable de l’extérieur de nous, il se passe des choses en nous. Notre cœur est habité par des centres d’intérêts et des préoccupations. Ils prennent la forme de pensées, d’émotions revêtues de pensées. Quoi que cet aspect intime de notre vie ne puisse pas toujours se voir, il n’en constitue pas moins une expression de notre marche par l’Esprit ou de notre marche selon notre nature propre.

Voir les choses ainsi peut nous aider à nous rendre compte qu’un redressement est nécessaire concernant ce avec quoi nous nourrissons nos âmes et meublons nos pensées. Mais ce redressement ne saurait être le résultat de nos efforts personnels, même les mieux intentionnées. Il s’agit d’un fruit, du résultat de quelque chose qui relève de l’Esprit. Ce qui nous appartient à nous dans cette histoire est de décider où irons nos allégeances. Je conclurai en m’appuyant sur la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB). Celle-ci exprime très bien ce qui distingue les deux voies dont nous parlons, ce contraste entre marcher ou vivre selon notre nature propre et marcher ou vivre selon l’Esprit :

En effet, sous l’empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l’empire de l’Esprit, on tend à ce qui est spirituel : la chair tend à la mort, mais l’Esprit tend à la vie et à la paix (Romains 8.5-6, TOB, 2010)

Pour nous aider à nous engager dans la voie de l’Esprit ou à y revenir, nous considérons maintenant un tout dernier passage biblique lequel se trouve dans une autre lettre de Paul, celle qu’il écrivit aux Philippiens alors qu’il séjournait dans une prison romaine.

3.3. Paul aux Philippiens

Dans nos moments de plus grande nécessité, demandons à Dieu qu’Il nous aide à combattre contre les pensées qui ne lui sont pas agréables. Ces pensées indiquent où se trouvent réellement les préoccupations centrales de nos cœurs. Nous pouvons transformer en prière tout ce qui cherche à habiter nos pensées et qui ne vient pas de Dieu. Il s’agit de demander à Dieu qu’il nous vienne en aide avec un ou des aspects spécifiques de notre vie. Demandons-Lui de nous porter secours dans nos défaillances d’attitudes et de comportements.

Nous avons tout intérêt à suivre le conseil donné par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Philippiens, ch. 4 v. 8 (Semeur):

Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange.

En conclusion

Cet article ne traite que d’un seul parmi de nombreux aspects de la marche par l’Esprit : obéir à Dieu, faire ce qui Lui plaît, selon ce que nous ont dit les prophètes et les apôtres, tels que nous pouvons les lire dans la Parole de Dieu, la Bible. Il y a cependant plusieurs autres aspects qui doivent être pris en compte : aimer la Parole de Dieu, prier le Seigneur, faire confiance en l’amour du Père à notre égard, comprendre que ce même amour que Dieu a pour nous, il l’a également envers toute personne avec qui nous entrons en relation — et bien plus encore. Je vous invite à lire tout en les écoutant, les textes bibliques mentionnés ici, chacun dans son propre contexte, c’est-à-dire en considérant chacune des trois lettres d’où sont tirés les extraits dont nous venons de parler : Galates, Romains, Philippiens.

Soyez bien à l’aise de laisser, en commentaire au bas de cet article, votre propre expérience d’appropriation des promesses de Dieu ou de ses réponses à vos prières dans votre vie.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Publié le 2 mars 2018;
Édité les 3 et 4 mars 2018.

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Cet article est le résultat de ma participation au séminaire Torrent qui purifie dirigé par l’équipe pastorale de l’Église Vie Abondante, de janvier à mars 2018. Plus précisément, il s’agit de ma réponse personnelle à des passages bibliques que Dieu a placés sur mon cœur alors que je réfléchissais au matériel de la leçon intitulée, Marcher selon l’Esprit.

Avons-nous un cœur de leader?

Demandons-nous à Dieu qu’il nous aide à développer un cœur de leader? Oublions-nous parfois que s’il existe de mauvais leaders, il en existe aussi de très bons? Cet article est le résultat d’une méditation sur les attitudes de leadership démontrées par l’apôtre Paul en observant ce qu’il dit dans sa deuxième épître aux Corinthiens.  Il est important de comprendre que la notion de leadership telle que présentée dans le présent article touche chaque personne, car il y a toujours des sphères de nos vies où nous sommes des leaders.

L’Eternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté (Psaume 147.11, NEG)

Ne sommes-nous pas prompts à critiquer les leaders spirituels qui nous entourent? Parfois nous avons raison, parfois pas. Il y a aujourd’hui des leaders chrétiens qui enseignent ce que les gens désirent entendre plutôt que la vérité de la part de Dieu. Jésus nous avait prévenus — comme aussi les prophètes avant lui et les apôtre après lui — dont les propos sont inscrits pour nous dans la Parole de Dieu, référence de tout chrétien.

Toutefois, il est impératif de se souvenir que s’il y a de faux prophètes, il y en a des vrais. S’il y a ceux qui enseignent sans sincérité, il y a ceux qui enseignent en toute sincérité. S’il y a ceux qui conduisent ceux qui les écoutent vers la mort, par séduction et mensonge, il y a aussi ceux qui transmettent la vie à leurs auditeurs par la vérité provenant du Seigneur. S’il y a des personnes chrétiennes qui s’opposent à Christ tout en se réclamant de Lui, il y a aussi celles qui enseignent le message de Christ dans la vérité et avec son approbation.

Avant d’amorcer notre réflexion sur le cœur de leader que nous dévoilent les Écritures  à propos de l’apôtre Paul, posons-nous des questions à notre propre sujet. Quelles sont nos attitudes intérieures vis-à-vis des gens sous notre leadership? Comment agissons-nous dans les domaines qui relèvent de nos responsabilités envers les autres? Plaçons-nous leur intérêt avant le nôtre? Prions-nous pour eux? Nos relations sont-elles caractérisées par la vérité, la sincérité et la fidélité envers ce que Dieu nous demande?

Le cœur de leader de l’apôtre Paul (selon 2 Corinthiens)

Nous sommes maintenant prêts à extraire de la deuxième épître de Paul aux Corinthiens quelques-unes des caractéristiques de son leadership, des attitudes manifestées par Paul. Je vous encourage à écouter et à lire la deuxième épître aux Corinthiens, avant même de poursuivre la lecture du présent article, sur le site et avec les outils de Bible.Is.

Après avoir lu cette lettre à quelques reprises dans diverses traductions, j’ai été touché, premièrement, par la sincérité de l’apôtre. Ce qui me sauta ensuite aux yeux fut sa confiance en Dieu. Il avait appris à s’appuyer sur les forces de Dieu et non sur les siennes. J’ai été heureux de constater que Paul parlait de manière franche et véridique.

Non moins impressionnant concernant le leadership de l’apôtre Paul est qu’il renonçait à considérer le maintien de sa réputation personnelle comme plus importante que de bien accomplir sa fonction d’ambassadeur pour Christ. Cela incluait l’audace de dire aux autres ce qu’ils n’aimaient pas entendre quoi qu’ils en avaient besoin pour croître dans leur foi.

Il a aussi démontré un zèle remarquable pour transmettre le message de Dieu aux personnes à qui Dieu voulait qu’il soit transmis de sa part. Je fus par ailleurs intrigué et édifié de noter la sensibilité de Paul pour laisser de côté une porte ouverte de la part du Seigneur pour annoncer l’Évangile, alors qu’il s’inquiétait de l’un de ses collaborateurs (2 Corintihiens 2.12-13).

L’on constate chez lui la reconnaissance que sa sanctification lui vient de Dieu et non de ses propres efforts ou du zèle dont il ne cesse de faire preuve. Il s’appuyait sur les manières de faire conformes à la volonté de Dieu et à la foi en Lui, plutôt que de se confier dans les manières du monde lorsqu’il luttait contre les obstacles (2 Cor. 5).

De fait, Paul sait qu’il combat contre des raisonnements qui s’opposent à la connaissance de Christ et de Dieu, aussi, parle-t-il en vue de détruire ces obstacles. Mais, il le fait avec les forces et les méthodes de Dieu, priant et se confiant en l’Esprit de Dieu pour faire le travail nécessaires dans les coeurs, pour donner aux gens la vie, pour les conduire vers la paix qu’il y a en Jésus-Christ, pour créer la lumière là où règnent les ténèbres.

Quelles autres attitudes et caractéristiques de leadership trouve-t-on chez Paul en lisant sa deuxième épître aux Corinthiens? Plusieurs fois, dans cette lettre comme dans ses autres lettres, l’apôtre Paul démontre un amour profond et sincère envers les personnes que Dieu a placées sous son leadership. Jamais il ne perd de vue sa fonction prioritaire auprès des gens que Dieu lui a confiées : qu’elles connaissent Christ et croissent en Lui.

Le cœur de leader que l’exemple de Paul nous invite à développer

Quels effets peut avoir l’exemple de Paul sur nous au vingt-et-unième siècle? Nous avons tous une fonction de leadership dans certaines circonstances et dans certains cercles. Comment l’exemple de l’apôtre Paul nous inspire-t-il ou nous encourage-t-il à améliorer certains des aspects du leadership mentionnés dans cet article? N’y aurait-il pas une dimension en particulier pour lequel l’Esprit de Dieu nous invite à Lui faire confiance? Lui faire confiance pour croître dans un domaine précis de notre leadership? Croître dans notre foi? Croître dans notre obéissance? Croître en notre amour et en notre sensibilité envers les bien-aimés de Dieu avec qui Il nous a placé dans une relation de leadership?

Peut-être devons-nous croître dans notre acceptation et réception de l’amour de Dieu envers nous-même! Croître dans notre amour envers Dieu, notre Père, envers Christ, Son Fils, envers l’Esprit Saint, lequel vit en nous par la foi en Christ, don du Père. Cet Esprit, celui de Jésus, nous donne le salut éternel et, maintenant même, la paix du cœur.

L’article Avons-nous un cœur de leader? peut être consulté dans son intégralité, dans sa langue originelle de publication, l’espagnol, sous le titre ¿Tenemos un corazón de líder?

Vous pourriez tirer profit de l’article Écouter la Bible, pourquoi pas? Celui-ci fournit quelques indications sur les particularités de quelques versions audio de la Bible.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA;
Article publiée en espagnol : le 23 février 2018;
Article traduit en français : le 5 mars 2018;
Traduction éditée : les 6, 8 et 9 mars 2018.

Vaincre le doute ?

Permettons-nous à certaines formes de raisonnements – tout humain et bien compréhensibles qu’ils soient – d’étouffer notre foi? Pourquoi ne demanderions-nous pas au Seigneur de nous aider à trouver des moyens concrets pour marcher victorieusement lorsque nous sommes en proie aux doutes concernant les promesses de Dieu? Cet article donne un aperçu d’aspects de ma marche avec Dieu qui m’ont aidé à vaincre le doute.

Oui, mon âme, repose-toi sur Dieu, car c’est de lui que vient mon espérance (Psaume 62.6)

J’écris ces quelques lignes propulsé par un sentiment d’urgence de la part de ce que je perçois être l’œuvre de l’Esprit de Dieu en moi, m’invitant à rendre grâce publiquement.

Ceux qui me connaissent bien pour m’avoir côtoyé de près dans le cadre d’une église-maison depuis que le Seigneur a transformé ma vie en m’accordant la repentance sur un point précis que je ne considérais pas comme très important, mais Dieu, Lui, oui. Depuis ce moment, j’ai appris à vivre dans la paix de Christ, par la vie et la mort duquel je me sais pardonné de tout péché, passé ou présent, et à qui je veux donc obéir en tout temps.

Il y a dix ans de ce moment où le Seigneur m’a appris à m’approprier son pardon chaque fois que je péchais de nouveau, sans délais, sans détours, car Son oeuvre accomplie par la mort et la résurrection était tout autant pour moi que pour n’importe qui (lisant ce texte). Même ceux qui me connaissent de moins près ont pu constater l’impact dans mes manières d’être, de parler et de faire. De près comme de loin, plusieurs en sont témoins.

Or, en ce matin d’une nouvelle année, je suis touché par l’histoire, en 2 Rois 7. Dans celle-ci, des lépreux, réfléchissant à leur propre situation et au moyen de survivre à une série d’événements des plus désespérées, prennent une décision qui s’avère faire partie d’une séquence d’événements produits par Dieu pour accomplir Sa Parole. Il y a dans ce récit un homme qui n’avait pas cru cette parole prononcée par le prophète Élisée que le siège de Jérusalem serait levé si soudainement que l’on passerait d’une pénurie extrême de nourriture à une extraordinaire abondance. Cet homme, qui n’avait pas cru la parole du prophète, a bien vu l’accomplissement de la prophétie, mais n’a pu en tirer aucun bénéfice, à cause même de son incrédulité.

Cette histoire des temps bibliques m’a conduit à penser à mon propre rapport à la foi. Plusieurs le savent, car je l’ai souvent partagé au fil des années, il y a au cœur de ma foi une incohérence profonde qui me trouble et que je place devant Dieu depuis longtemps. Elle se manifeste, par exemple, lorsque Dieu répond de manière spécifique à une prière. Mon problème est le suivant : dans de telles circonstances, je suis lent à croire.

La première piste de solution que j’ai trouvée pour m’aider à contrer ce problème chez moi est celle-ci : lorsque vous me demandez quelque chose et que je le fais pour vous, vous me dites merci; pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les réponses de prière. Alors, lorsque Dieu répond à une de mes prières, je considère comme faisant partie intégrante de l’acte de foi de lui dire merci pour avoir agi dans le sens demandé par mes prières.

Concurremment, il y a près d’un an maintenant, je crois, je me suis mis à demander au Seigneur qu’il m’augmente la foi quand je lis les Écritures, car je me suis rendu compte que je restais indifférent à – et inatteignable par – certaines portions de la Bible, considérant qu’elles s’appliquaient à des contextes et des époques autres que les miens. En réponse à cette prière, le Seigneur m’a prêté main forte, et ce de plusieurs manières.

Hier, dernier dimanche de l’année, après le culte à l’Église vie abondante, une sœur m’a proposé de contrer les doutes concernant l’œuvre de Dieu ou Sa Parole en déclarant explicitement ma confiance en Dieu, et ce, dès l’émergence d’un doute en moi. L’histoire du siège de Jérusalem suivi d’une soudaine abondance de nourriture (2 R 6-7) m’a conduit à prendre à bras le corps l’incohérence qui réside encore au cœur de ma foi.

Alors que je réfléchissais à ces choses, l’Esprit de Dieu, car je crois et affirme que cela vient de Lui et de nul autre, a ramené à ma mémoire un passage très clair à ce sujet :

Or, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu, car il faut que celui qui s’approche de lui croie que Dieu existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent (Hébreux 11.6, Segond 21).

Ce même Esprit du Grand Dieu qui est le nôtre, l’Esprit de Jésus qui vit en moi et en tous ceux qui ont placé en Christ leur confiance pour obtenir leur salut et pour diriger leur vie, a aussi produit en moi la conviction intérieure de mettre par écrit la présente réflexion.

Quelques jours après avoir publié cet article, un autre passage biblique m’a interpellé, m’invitant à tenir les yeux bien grand ouverts pour ne rien manquer de ce que Dieu fait :

[M]ais ils ne font pas attention à l’activité de l’Eternel et ne voient pas ce qu’il fait (Ésaïe 5.12b).

Comme l’année 2008 a été pour moi l’occasion d’une transformation radicale et visible par tous ceux que j’ai côtoyés, depuis lors jusqu’à l’année 2017, se terminant hier, je m’engage en l’année 2018 – c’est-à-dire dès ce moment-même – à vivre de la foi. Avec ton appui, Seigneur, je le sais, tu m’aideras à combattre le doute chaque fois qu’il se présentera à moi, comme tu m’as aidé à vaincre le mode de pensée qui me hantait jadis.

Et vous, chers lecteurs, qui que vous soyez, permettez-vous à certaines formes de raisonnement, tout humains et bien compréhensibles qu’ils soient, d’étouffer votre foi? Pourquoi ne demanderiez-vous pas vous aussi au Seigneur de vous aider à trouver des moyens concrets pour marcher victorieusement lorsque vous êtes en proie aux doutes?

Soyez bien aise de laisser, en commentaire au bas de cet article, votre propre expérience d’appropriation des promesses de Dieu ou de ses réponses à vos prières dans votre vie.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau, B Th, B Com, MA,
Article publié le 1er janvier 2018 et révisé les 7, 9, 23 janvier et 7 février 2018 .

Lire la Bible ne vous dit plus rien?

Vous faites partie de ceux qui ont peu de motivation à lire la Bible? Vous avez l’impression qu’elle ne vous parle plus? Les mots passent devant vos yeux et ne laissent aucune empreinte dans votre cœur? Bref, lire la Bible ne vous dit plus rien!

Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées!
Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité (Ps 139.23-24)

Considérez les quelques premiers versets de la deuxième épître de Pierre et demandez-vous ce qu’elle vous dit d’encourageant – 2 Pierre 1.1-2, LSG:

Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ notre Seigneur!

L’apôtre ne s’adresse-t-il pas ici à tous ceux qui ont reçu la foi en Jésus, donc à vous et à moi qui vivons aujourd’hui – qui que nous soyons? Si nous croyons qu’à travers l’apôtre Pierre, Dieu lui-même nous adresse ces mots, ne serons-nous pas encouragés de l’entendre nous bénir? N’aurons-nous pas alors envie de lire le reste de cette lettre (2 Pierre) en demandant à Dieu de nous parler, de nous instruire, de nous diriger?

Vous n’êtes pas certain de la valeur de ce que je viens d’avancer ? Considérez l’introduction de la première épître de Paul aux Corinthiens, où il est écrit:

À tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ! — 1 Co 1.2-3, Seg 21.

L’apôtre Paul s’adresse en premier lieu, il est vrai, aux croyants de l’église de Corinthe. Mais il précise ensuite que sa bénédiction est adressée à toute personne en tout lieu qui  font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. N’est-ce pas là une parole que l’on peut s’approprier pour soi-même, encore aujourd’hui?

Mais, dites-vous, en quoi les textes de l’Ancien Testament me concernent-ils aujourd’hui? Considérez, à titre d’exemple, une promesse faite à Josué par Dieu à travers Moïse :

L’Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi. *Il ne te délaissera pas, il ne t’abandonnera pas. N’aie pas peur et ne te laisse pas effrayer. » — Deutéronome 31.8, Seg 21.

Et encore :

Personne ne pourra te résister tant que tu vivras. Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse. *Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs ancêtres de leur donner. Seulement, fortifie-toi et aie bon courage en te conformant fidèlement à toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche afin de réussir où que tu ailles. Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de toi ! Médite-le jour et nuit pour agir avec fidélité conformément à tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas ordonné : ‘Fortifie-toi et prends courage’ ? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. » — Josué 1.5-9, Seg 21.

Voyez comment l’auteur de l’épître aux Hébreux n’hésite pas un instant à extraire cette promesse de son contexte historique pour en tirer une application directe pour les chrétiens auxquels il adresse une exhortation de s’attendre à Dieu pour répondre à leurs besoins matériels alors même qu’ils exercent la générosité envers d’autres croyants :

Que votre conduite ne soit pas guidée par l’amour de l’argent, contentez-vous de ce que vous avez. En effet, Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme ? — Hébreux 13.5-6, Seg 21.

L’auteur de l’épître aux Hébreux exhorte à ne pas se laisser guider par l’amour de l’argent et à se contenter de ce que nous avons, puis, applique à ses auditeurs la promesse qui avait été faite à Josué en Deutéronome 31.8 et en Josué 1.5 et Josué 1.9 en citant le texte de cette promesse directement et en l’attribuant à Dieu (Hébreux 13.5b, Seg 21) :

Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas.

Puis, il tire de ce qui précède l’application suivante pour ses auditeurs chrétiens d’un autre contexte et d’une autre époque (Hébreux 13.6, Seg 21) :

C’est donc avec assurance que nous pouvons dire :  Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme?

Vous croyez que la Bible est la Parole de Dieu, mais vous hésitez à en tirer des implications pour votre vie — ce qui contribue à vous démotiver de la lire ? Pourquoi ne méditeriez-vous pas ce qui précède ? Un auteur inspiré de Dieu dans le Nouveau Testament s’appuie sur un auteur inspiré de Dieu dans l’Ancien Testament pour exhorter des personnes bien concrètes dans des situations bien concrètes mais très différentes. Cela ne pourrait-il pas nous servir de modèle pour oser davantage s’appuyer sur les textes de la Parole de Dieu afin d’y puiser un encouragement pour nos vies aujourd’hui ?

Que nous lisions l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament, nous pouvons le faire en demandant à Dieu notre Père de se révéler à nous à travers ce qui demeure Sa Parole !

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca. Libre à vous également de laisser un commentaire dans la boîte au bas du présent article. Pour me contacter en direct, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Que la Parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! (Col 3.16, Seg 21)

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Le 27 février 2018

Les couples mariés peuvent-ils être restaurés ?

Les couples mariés peuvent-ils être restaurés ? Ma réponse à cette question est oui bien sûr, avec l’assistance du Seigneur. Mon épouse et moi avons passé un certain nombre d’années dans une situation qui pouvait trop souvent se décrire comme plus douloureuse que joyeuse; malgré cela, nous avons tous deux choisi de demeurer fidèles l’un à l’autre.

Dans ma détresse j’ai fait appel à l’Eternel, et il m’a répondu (Jonas 2.3, Segond 21)

En rétrospective, il nous paraît juste d’affirmer que nous nous efforcions de combler l’un par l’autre des besoins affectifs insatisfaits de nos passés respectifs. Cette difficulté n’est pas rare chez les couples, car les relations intimes ont tendance à réactiver les blessures du passé, blessures demeurées en mal de guérison. D’après Le défi du couple : l’amour réapprivoisé (traduction française de Getting the Love You Want) du thérapeute Hartville Hendrix, c’est dans le cadre d’un réel engagement l’un envers l’autre que ce genre de blessures peut être guéries, comme nous l’avons expérimenté.

Cela était loin d’être évident pour nous. Durant longtemps, nous avons déployé beaucoup d’efforts pour tenter de résoudre les difficultés qui nous faisaient souffrir tous deux, sans toutefois jamais y parvenir. Après un certain temps, nous avons renoncé à chercher de résoudre notre situation. Nous avons alors vécu côte à côte au meilleur de nos capacités, tout en nous concentrant chacun sur nos propres responsabilités devant Dieu. J’ai fini par découvrir chez moi la présence de schémas relationnels remontant à mes premières années de vie et sur lesquels je continuais parfois à m’appuyer dans mes interactions avec autrui. J’ai alors commencé à remplacer certaines de ces stratégies par d’autres plus appropriées. Ce fut là une première et très importante étape vers notre éventuel rétablissement conjugal.

Vers la fin de cette période d’épreuve, il y a de cela une dizaine d’années maintenant, je collaborais sur une base quotidienne avec une toute nouvelle collègue de travail. Celle-ci était une chrétienne engagée dans sa foi, d’un héritage évangélique différent du mien. Cette situation donna lieu à des conversations que Dieu utilisa pour m’aider à réfléchir à ce qui avait jadis formé les fondements de ma propre foi chrétienne.

C’est ainsi que je fus conduit par l’Esprit de Dieu à identifier un secteur de ma vie où j’avais cessé d’être vigilant et m’étais laissé emporté en dehors de la voie d’obéissance. Je fus saisi d’une conviction intérieure aussi soudaine que certaine qu’il s’agissait là d’une ultime invitation de la part de Dieu à renoncer à ma désobéissance pour le choisir, Lui. Ma réponse fut immédiate et sans équivoque : c’est toi que je choisis Seigneur! Dès ce moment, toute culpabilité a disparu. Oui, bien sûr, celle du péché auquel j’avais renoncé, mais plus encore, la culpabilité toxique acquise très tôt dans ma vie, celle qui avait pesé si lourd sur moi et affecté indirectement mes relations. J’en ai été libéré, comme par le Souffle même du Dieu des tempêtes et du calme.

C’est ainsi que par la suite, je suis passé de la position d’une personne qui se sent victime de ses circonstances – comme si j’étais tenu captif dans une prison de nature spirituelle – vers la posture de quelqu’un qui sait qu’il est un fils de Dieu, prince sous l’autorité spirituelle de Christ, cohéritier avec le Roi. Il est devenu clair pour moi que je pouvais faire appel à mon Père et recevoir de sa part les réponses à mes demandes pour résister aux tentations devant moi, quelles qu’elles soient. Je ne suis pas en train de dire que je suis devenu sans péché ni faille. Ce que je dis est ceci : je suis devenu un guerrier contre les forces des ténèbres – comme je l’avais déjà été par le passé. Je me suis souvenu à nouveau de qui j’étais en Christ, et j’ai commencé à développer le réflexe de me tourner immédiatement vers la Source de toute force nécessaire pour combattre contre le péché.

Ces transformations sont devenues la base d’une nouvelle perspective dans ma relation avec mon épouse, celle-ci constatant les changements qui s’étaient produits chez moi. Je me suis également mis à  prier chaque fois qu’elle disait ou faisait quelque chose qui ne me plaisait pas. Je la baignais de mes prières, jusqu’à ce qu’un jour elle me dise qu’elle se sentait aimée et pleinement acceptée dans tout ce qu’elle était. Notre relation a depuis lors pris une tournure entièrement nouvelle.

Concurremment, mon épouse cheminait de son côté vers sa propre libération spirituelle. Ceci lui a permis d’accueillir la personne renouvelée que je devenais. Ces transformations expérimentées par chacun de nous ont contribué à nous rapprocher plus que jamais l’un de l’autre.

Nos enfants devenus adultes ont commencé à nous taquiner, disant des choses comme : «Maman, papa te fait la cour et tu ne t’en rends même pas compte!» ou, nous accusant de souffrir d’un amour aveugle : «Vous êtes d’étranges parents, vous semblez tous deux croire que l’autre n’a  aucun défaut, comme des amoureux qui viennent de se rencontrer». Derrière ces taquineries ressort tout l’encouragement que notre relation transformée leur apporte pour leur propre vie, ce dont ils nous ont fait part de diverses façons depuis.

Aujourd’hui encore, dix ans après ces événements, mon épouse et moi jouissons toujours d’une excellente relation, pour laquelle nous remercions le Seigneur. Alors, lorsque je dis à qui que ce soit que je ressens la joie de Christ et sa paix en moi maintenant, les événements dont je viens de rendre témoignage sont toujours présents en arrière plan dans mes pensées et dans mon cœur.

Des personnes de notre église qui nous connaissaient depuis de nombreuses années commencèrent à dire que la transformation dont ils avaient été témoins dans notre relation conjugale les encourageaient grandement à ne pas désespérer que Dieu puisse travailler de manière semblable dans la leur.

La relecture de 1 Pierre 5:6-11 et d’Éphésiens 6:10-18 m’aide à ne pas perdre de vue nos ennemis spirituels, ni que ceux-ci ont tenté de détruire notre couple et, à travers nous, notre famille. Mais ils ont échoué! Dieu a vaincu!  J’en remercie mon Père du ciel!

En concluant cet article, j’élève mon cœur dans la prière pour tous ceux qui luttent dans leur relation conjugale et qui pourraient être tentés d’adopter une attitude de désespoir. Je prie le Seigneur du ciel et de la terre, le Maître de l’univers, qu’il utilise ce témoignage pour apporter quelque mesure d’espoir à ces couples aux prises avec une telle souffrance.

Êtes-vous du nombre de ceux qui souffrent ainsi ? Je prie que le Saint Esprit puisse vous conduire vers les personnes adéquates ou vers des passages précis de Sa Parole qui donneraient à  votre situation un nouvel éclairage. Je prie Dieu qu’Il vous rende capable de Lui faire confiance pour restaurer votre propre cœur, afin que vous appreniez à redresser ce qui a besoin de l’être, autant dans votre relation à votre épouse ou à votre époux que dans votre relation avec le Seigneur Jésus-Christ. Je demande à Dieu qu’il crée en vous le désir de faire tout ce qui doit l’être à cet égard.

Cet article est aussi disponible dans l’original anglais, Can Married Couples be Restored? et en traduction espagnole, ¿Las parejas casadas se pueden restablecer?  Publication parallèle de Les couples mariés peuvent-ils être restaurés? dans Journal Chrétien.

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Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA;
Traduction française par Daniel Garneau : les 29 et 30 août 2017;
Révision du texte par Nellie Garneau : le 30 août 2017;
Dernière mise à jour Daniel Garneau : le 27 février 2018.