Aimez-vous Dieu de tout votre coeur ?

« Aimez-vous Dieu de tout votre cœur ? ». L’on peut répondre à cette question de façon sentimentale, sans trop s’y arrêter, ou au contraire, se dire que nul n’aime vraiment Dieu de tout son cœur, d’une manière indéfectible et sans limites, et qu’il est donc impossible de répondre à ce genre de question. Mais il s’agit d’une question très importante. Je l’ai donc décortiquée en questions complémentaires pour m’aider à réfléchir à ce que signifie aimer Dieu ainsi et ce que cela implique dans ma vie :

1. Comment peut-on savoir si l’on aime Dieu ?
2. Que signifie aimer Dieu de tout son cœur ?
3. Quelles sortes d’obstacles peuvent nous empêcher d’aimer Dieu de tout notre cœur ?
4. Quel changement pourrait être apporté à notre vie pour mieux aimer notre Dieu ?
5. De quelles ressources disposons-nous pour accroître notre amour envers Dieu ?

1. Comment savoir si l’on aime Dieu ?

Regardons ensemble quelques passages bibliques et leur contexte pour comprendre d’abord quelles pourraient être des indices dans nos vies qui nous aideraient à déterminer si nous aimons Dieu ou pas.

Le passage biblique à la base du questionnement d’aujourd’hui se lit comme suit « Ecoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Eternel. Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Que ces commandements que je te donne aujourd’hui restent gravés dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants et tu en parleras chez toi dans ta maison, et quand tu marcheras sur la route, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Qu’ils soient attachés comme un signe sur ta main et comme une marque sur ton front. Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur les montants de tes portes » (Deutéronome 6 v. 4-5, Semeur).

J’ai relu à quelques reprises le chapitre 6 du Deutéronome pour m’aider à identifier en quoi consiste cet amour envers Dieu qui nous est demandé de Sa part. En mes mots, aimer Dieu consiste à s’imprégner de Sa Parole révélée afin d’être en mesure de vivre comme il souhaite que nous vivions dans les différentes circonstances de nos vies, puis que nous transmettions ce savoir à nos enfants et à leurs enfants. Il se dégage aussi de ce chapitre le principe suivant : si nous aimons Dieu, nous nous porterons mieux.

Le pays dans lequel entrerait sous peu le peuple était rempli de divinités mensongères qui offriraient beaucoup de promesses illusoires. Mais, comme dans une relation conjugale, Dieu désirait l’exclusivité.

Il y aurait de nombreuses pistes d’égarement en compétition directe avec Dieu. Ces voies seraient des chemins de mort offrant des solutions mensongères. Dieu tenait à ce que l’allégeance du peuple envers Lui ne soit pas divisée, que l’affection et la confiance du peuple soient dirigées vers Lui et non vers autre chose. À toutes les époques et dans tous les contextes, le peuple de Dieu doit choisir de s’en remettre à son Dieu et de Lui faire confiance dans toutes les sphères de sa vie. Les choix que nous faisons à cet égard sont des indicateurs de l’amour que nous avons ou n’avons pas envers Dieu.

Jésus a repris ce passage du Deutéronome pour répondre à des questions piégées que lui posaient des leaders religieux en Israël. Matthieu chapitre 22 est un bon exemple de ceci. Après avoir répondu à deux questions pièges, sans que l’on puisse lui reprocher quoi que ce soit, un pharisien et enseignant de la loi « voulut lui tendre un piège » de plus (v 35) et lui demanda : «Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand?» Ce à quoi Jésus répond : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements » (v 37-39). Cette réponse de Jésus à un enseignant pharisien nous apprend qu’aimer Dieu implique aimer son prochain.

Dans le récit de Luc d’un événement semblable où des chefs religieux tentaient par tous les moyens possibles de piéger Jésus, après qu’il eut répondu essentiellement comme nous venons de le voir en Matthieu, nous lisons ceci : « L’enseignant de la Loi, voulant se donner raison, reprit : — Oui, mais qui donc est mon prochain ? C’est en réponse à cette question que Jésus a donné la parabole du Samaritain, c’est-à-dire un exemple très concret du fait qu’aimer Dieu conduit nécessairement à aimer son prochain.

Nous lisons cet autre passage de la plume de l’apôtre Jean qui va dans le même sens : « Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connait Dieu. Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4 v. 8, Semeur).

2. Que signifie aimer Dieu de tout son cœur ?

Tout d’abord un mot à propos du terme « cœur » à l’époque de l’Ancien et du Nouveau Testament : « Selon la conception biblique de l’homme, le cœur est le centre de la personnalité » (Bible d’étude, version Semeur 2000, éditions Excelsis 2005, note sur Matthieu 15 v. 18).

« Le terme hébreu qui désigne l’organe cardiaque est souvent employé de façon figurée ou métaphorique, mais avec un jeu de sens assez différent de celui auquel nous sommes habitués. S’il peut évoquer les sentiments […] et le courage […], comme le mot cœur en français, il ne faut pas l’entendre par opposition à « la raison », comme dans la célèbre formule de Pascal (« le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »). Au contraire, il est souvent employé pour désigner l’intelligence même. Foncièrement, en effet, en hébreu le cœur représente ce qu’on pourrait appeler « l’intériorité » de l’homme […], sans distinction entre aspects émotionnel, sentimental ou intellectuel […] : c’est le lieu de la décision […]. […] Pour le Nouveau Testament, c’est dans le cœur, à savoir l’intériorité de l’homme comme lieu de sa décision éthique, que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre […] » (La Nouvelle Bible Segond, édition d’étude, p. 1701-1702).

« Le terme [hébreu et grec traduit par cœur] désigne le centre d’une chose (Dt 4.11; Jon 2.3; Mt 12.40). Les renvois à l’organe physique sont rares et peu spécifiques […]. Les Hébreux adoptaient la perspective de l’expérience subjective plutôt que celle de l’observation scientifique objective et avaient l’habitude de concevoir l’être humain comme entité comprenant l’ensemble de ses attributs physiques, psychiques et mentaux. Le cœur était considéré comme le centre directeur de tous ces attributs. C’est lui qui fait d’un être humain ou d’un animal ce qu’il est et motive tout ce qu’il fait (Pr 4.23). Les notions de caractère, personnalité, volonté et intelligence sont des notions modernes, qui reflètent chacune une partie du ses du mot « cœur » dans son usage biblique […] » « B.O. Banwell, « Cœur », dans Le Grand Dictionnaire de la Bible, p. 336, Excelsis, 2010).

Que nous apprend la formulation biblique elle-même sur ce que signifie aimer Dieu de tout notre cœur ?

  • « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Deutéronome 6 v 5, Semeur).
  • « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important » (Matthieu 22 v 37-38, Semeur).
  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton énergie et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10 v 27, Semeur).
  • « […] tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie » (Marc 12 v. 30, Semeur).

« Ce sont toutes là des façons de dire qu’il nous faut aimer Dieu au plus haut degré possible avec tout ce qu’il y a en nous et avec toute la puissance de chacun des aspects ci-dessus formant un tout indivisible » (traduction libre de W. Robertson Nicoll, The Expositor’s Greek Testament, 1912, Volume I, p. 424-425).

Notons au passage que notre amour pour Dieu est fondée dans notre force pas celle du voisin, si donc nous sommes doué par Dieu pour accomplir des tâches pratiques, ce sera l’un des mécanismes par lequel nous manifesterons notre amour pour Dieu, si nous sommes doué pour l’enseignement, c’est à travers une pratique d’enseignement que nous pourrons manifester notre amour pour Dieu. Mais Dieu ne demande à personne de l’aimer avec les caractéristiques, dons ou talents qu’il ou elle n’a pas.

3. Qu’est-ce qui nous empêche d’aimer Dieu ?

Le récit fait par Marc peut nous aider à jeter un peu de lumière sur un exemple d’obstacle empêchant les être humains d’aimer Dieu de tout leur cœur. En Marc 12 v. 28-34 (veuillez le lire), le spécialiste de la loi qui pose la question à Jésus semble recevoir la réponse et la comprendre lorsqu’il reconnaît que ce que Jésus vient de lui dire est plus important que tous les rituels religieux auquel il s’attachait lui-même.

Par voie de contraste, la réaction d’un autre pharisien à ce même enseignement de Jésus sur l’amour est de tenter de se justifier (Lc 10 v. 29, LSG), c’est-à-dire de se donner raison (Lc 10 v. 29, Semeur). De quelle façon? en posant une question supplémentaire :« Oui, mais qui donc est mon prochain ».

Plusieurs des hommes que l’on retrouve en interaction avec Jésus dans les Évangiles ont endurci leur cœur. Ils se sont enfermés dans ce qu’ils veulent croire et refusent de se laisser interpeller par les propos ou les œuvres miraculeuses de Jésus. C’est à un point tel qu’après la résurrection de Lazare, en plus de refuser de se tourner vers Dieu, les chefs religieux décident d’un commun accord de tuer non seulement Jésus, mais également Lazare, parce qu’à cause de lui des gens se tournaient vers Jésus.

Plus près de nous se trouvent l’exemple des gens qui s’inquiètent de ce que d’autres penseront d’eux plus qu’ils ne s’inquiètent de ce que Dieu pense à leur sujet, cela peut s’avérer un obstacle nous empêchant d’aimer Dieu de tout notre cœur ou limitant l’étendue de notre amour envers Dieu.

4. Que changer pour mieux aimer Dieu ?

Lorsque l’on se trouve devant un problème qui nous semble insurmontable, l’on a une décision à prendre : vais-je me concentrer sur le problème ou me tourner vers Dieu avec celui-ci ? L’on peut comparer le choix de rester fixé sur le problème à une personne courbée vers le sol, tandis que le choix de s’en remettre à Dieu avec une difficulté consiste à tourner vers Lui le regard. Une autre image m’aide beaucoup et vient compléter la première : c’est vers le visage de Dieu et non vers ses mains que nous devons tourner notre regard. Autrement dit, je ne dois pas me tourner vers Dieu dans l’unique but de lui voir résoudre les situations compliquées de ma vie, mais dans l’intention de Le rencontrer Lui.

Pour ma part, cette étude me conduit à choisir de tourner le regard vers le Seigneur à chaque fois que ma pensée est attirée vers une certaine difficulté bien précise que j’expérimente en ce moment. Ce qui me conduit à vous demander si vous êtes présentement engagés dans la vie d’une personne courbée vers le sol vers les préoccupations qui l’habitent ? Se peut-il que parfois nous soyons portés à nous courber nous-mêmes vers le sol, affectés par l’attitude courbée d’une personne que l’on arrive pas à aider ? Rappelons-nous que le Dieu qui nous aime et qui aime aussi cette personne est témoin de tout cela. Il voit notre désarroi et ne nous abandonne pas à nous-même dans cette situation, loin de là !

5. De quelles ressources disposons-nous ?

Cette question me ramène à Deutéronome 6, le passage de l’Ancien Testament où il est dit d’aimer Dieu de tout notre cœur, passage qui est repris par Jésus en réponse aux questions piégées des chefs.

Connaître et méditer la Parole révélée de Dieu est central à Deutéronome 6, passage sur lequel se fonde le plus important des commandements. S’imprégner de la Sainte Parole de Dieu dans le but explicite d’entrer en relation avec Dieu est une des clés pour grandir dans notre amour pour Dieu.

Nous y apprenons, par exemple, que Dieu n’est pas un être lointain, distant ou impersonnel, mais au contraire qu’il interagit de manière personnelle avec chacun et que ses interventions – parfois miraculeuses, parfois providentielles — sont adaptées à leurs besoins (Henry T. Blakaby et Claude V. King, Votre expérience personnelle avec Dieu, p. 61 à 64, selon mon interprétation et adaptation libres).

En fréquentant assidûment la Parole de Dieu, nous apprenons à faire nôtres de nombreuses promesses et découvrons peu à peu des vérités qui bâtissent notre être intérieur et qui font de nous des personnes transformées à l’image de Christ. Considérons, par exemple, le passage suivant :

« Ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire « Père » ! L’Esprit lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu. Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire » (Romains 8 v. 14-17, Semeur).

Ce témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu envers notre esprit augmente notre amour pour Dieu. Il nous prête assistance pour que nous comprenions la grandeur de l’amour de Dieu à notre égard et nous aide à répondre à cet amour par notre amour envers lui, jamais parfait, mais toujours en mouvement. Parfois ce mouvement en est un de croissance vers un plus grand amour envers Dieu, mais parfois aussi il nous arrive de stagner ou de régresser. C’est ici qu’il importe par-dessus tout de se savoir aimé de Dieu, de revenir à ce que nous apprennent les Écritures concernant notre identité en Christ : nous sommes fils, notre appartenance au Père est indissoluble car c’est Lui qui nous a aimé le premier et il nous garde.

Bref, notre amour pour Dieu est très dépendant de notre compréhension de l’amour que Dieu a pour nous. Plus nous comprenons et expérimentons l’amour de Dieu plus il nous est naturel d’y répondre. C’est une question que je ne me pose plus, parce que, je l’ai beaucoup fait dans le passé et cela m’emmenait à tourner mon regard vers moi-même, ce qui avait pour effet de me décourager beaucoup. Ma tendance maintenant est de regarder vers Dieu et d’être émerveillé par le fait qu’Il m’aime.

Voici une prière de l’apôtre Paul tout à fait appropriée pour conclure la présente réflexion :

« C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père, de qui dépendent comme d’un modèle, toutes les familles des cieux et de la terre. Je lui demande qu’il vous accorde, à la mesure de ses glorieuses richesses, d’être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur. Que le Christ habite dans votre cœur par la foi. Enracinés et solidement fondés dans l’amour, vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large, long, élevé et profond. Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3 v. 14-19, Semeur).

Daniel Garneau,
Québec, le 1er mars 2021

Puisse l’eau de ta Parole, Seigneur, pénétrer en nous !

Contrastez ce que Jésus dit à ceux qui veulent le faire mourir, « ma parole ne pénètre pas en vous » (Jean 8.37, Segond 21) avec ce qu’il dit être nécessaire et incontournable pour être vraiment son disciple : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8.31-32). Où en sommes-nous ?

Si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique,
il ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir
et qui, après s’être observé, s’en va
et oublie aussitôt comment il était. (Jacques 1.23-24, Segond 21)

Quant à vous, cher lecteur, vous choisissez Dieu comme Père ? Sachez que c’est parce qu’Il vous a d’abord choisi depuis avant même que le temps soit créé (Éphésiens 1; 1 Pierre 1). Adressons-Lui ensemble la prière suivante de reconnaissance pour s’être révélé à nous par Sa Parole qui vit en nous.

Père ! chaque matin et tout au long des jours comme des nuits, tu t’offres à moi pour une sainte communion (Mt 11.28-30; 1 Jn 1-5). L’eau de ta Parole me prépare et me rend apte à cette rencontre. Elle m’y prépare parce qu’elle m’a fait naître en toi; elle m’a fait naître par ton Esprit, elle a fait de moi ton enfant (Ja 1.18; 1 Pi 1.23). Elle m’y rend apte en me lavant et me purifiant (Ép 5.26; 1 Pi 1.22 à 2.3). Cette eau de la Parole me donne la foi (Rom 10.16-17). Cette eau de la Parole augmente la foi (Luc 17.5) que je te demande.

Comment ta Parole me donne-t-elle la foi et comment l’augmente-t-elle ? Tout d’abord, elle en est la source (Romains 10.16-17). Ensuite, l’eau de ta Parole me montre ce qu’est la foi. Elle me le montre par des affirmations simples (Hébreux 11.1-6). Elle me le montre par des exemples concrets dans la vie de nombreux témoins (Hébreux 11.1 à 12.3). Elle me le montre aussi par des exemples de son contraire, l’incrédulité, par des exemples contre lesquels tu me mets en garde (1 Corinthiens 10.6). Ces exemples, les bons (Hb 12.1-2) comme les mauvais (Hb 10.19-39), m’incitent à persévérer dans la foi, si précieuse en toi.

Par ta Parole, tu me réconfortes (Romain 15.4) et tu me gardes dans l’espoir, afin que par le réconfort dont je suis l’objet de ta part, je puisse aussi réconforter (2 Corinthiens 1) ceux qui souffrent, qui sont tentés, qui se sont égarés ou qui sont sur le point de mal agir. Le réconfort que je puise dans le bain de ta Parole me fait du bien, me guérit, me donne force et courage, m’aide à me comprendre et à me voir comme tu me vois : purifié et lavé par ton sang (Rm 3.21-26) et par l’eau de ta Parole (Éph. 5.26, 1 Pi 1.22 à 2.3; Ja 1.18). Cela devient ma base pour comprendre les autres.

C’est en renversant les forteresses des raisonnements mensongers (2 Cor. 10.3-5) que ta Parole m’expose à la vérité à propos de qui je suis vraiment (Hébreux 4.12). Elle m’aide à diriger mes pas dans tes voies, à ne pas pécher contre toi (Ps 119.9-11). Elle me sert de guide pour m’adresser à toi (Ps 119.105-112) dans mes moments de plus grandes joies comme dans ceux de mes plus grandes détresses (Psaumes 1 à 150; Ps 119; Ps 107).

Cette eau de ta Parole qui me lave et me purifie (Ép 5.26; 1 Pi 1.22 à 2.3) me conduit peu à peu à distinguer entre ce qui est bien à tes yeux et ce qui ne l’est pas (Ps 119.9-11). Elle me lave des attitudes hautaines que je pourrais être tenté d’adopter face aux difficultés avec lesquelles luttent des personnes différentes de moi (Matthieu 5.3), afin que je puisse être compatissant (2 Corinthiens 1; Jude 22), sans être complaisant (Jude 23).

Ce bain de ta Parole augmente peu à peu ma capacité de discerner ceux qui t’adorent, t’obéissent et t’aiment de ceux qui marchent en ennemi de ta croix (Philippiens 3.18), détruisant ce qu’ils prétendent vouloir construire et conduisant de nombreuses personnes dans leurs cercles d’influence vers un chemin de confusion et de mort.

Le bain de ta Parole, cette eau bienfaisante, garde mes pas dans ta vérité (Jean 17.17). Il me préserve afin que je dispense ta vie autour de moi. Il me préserve contre les chemins de mort pour moi et pour ceux qui écoutent ce que je dis et voient comment je vis. Plus encore, c’est par ce bain de la Parole (Éph 5.26; Mt 4.4; 1 Pi 2.2; 2 Pi 1.3-12; 3.1ss) que j’apprends à te connaître, à me laisser guider par toi de manière intime, à l’exemple de ceux qui t’ont connu avant moi et à l’exemple de ta propre vie (Mt, Mc, Lc, Jn).

Ta bonne et glorieuse Parole me montre encore comment se déploie dans la vie des gens et de leur ministère (Actes; Romains; 1 et 2 Cor; Galates; Jacques; Philémon; 1 à 3 Jean) la puissance de l’Esprit qui a ressuscité Christ d’entre les morts (Rm 8.11), de cet Esprit qui vit et agit en moi et par moi (1 Co 12.13; Rm 8.9-17), selon Tes promesses !

N’hésitez pas à joindre votre prière à la mienne, rendant grâce au Seigneur pour ce qu’Il fait dans votre vie par Sa Parole et Sa communion avec vous.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Publié le 2 avril 2018;
Édité les 3 avril, 4 mai, 11 juin et 24 juillet 2018.

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Cet article est le résultat de ma participation au séminaire Torrent qui purifie dirigé par l’équipe pastorale de l’Église Vie Abondante, de janvier à avril 2018. Il s’agit de ma réponse à l’étape de restauration préconisée pour entrer dans le torrent de l’Esprit.

Écouter la Bible, pourquoi pas?

Vous avez une certaine curiosité quant au contenu de la Bible, mais vous n’en possédez pas une, ou l’épaisseur de celle dont vous disposez vous intimide et vous ne la lisez pas. Écouter la Bible serait peut-être une solution intéressante pour vous. La Parole de Vie audio est accessible sur Bible.Is avec voix masculines canadienne ou africaine, ainsi que sur Lire la Bible .net, avec voix féminine européenne.  Libre à vous d’écouter l’une de ces versions audio en même temps que vous lisez le texte. Le tout est accessible gratuitement en cliquant l’un ou l’autre des liens ci-dessus.

Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier (Psaume 119.105, Seg 21)

Aux intéressés, cette version, La Parole de Vie, est écrite en français fondamental. C’est-à-dire qu’elle n’utilise que les mots les plus courants de la langue française. Cela la rend accessible pour tous. Toutefois, comme le dit l’éditeur à propos de cette version de la Bible, même les habitués du texte biblique en seront enrichis puisque les choix de mots de tous les jours feront ressortir des aspects du sens qui leur auront jusque là échappé.

Remarque technique à ceux qui opteraient pour la voix féminine européenne : assurez-vous que La Bible Parole de Vie fait partie des versions sélectionnées, afin de pouvoir en écouter l’enregistrement audio auquel je me réfère ci-dessus. Pendant que vous écoutez La Bible Parole de Vie, ce site, Lire la Bible .net, de l’Alliance biblique française, permet de consulter en parallèle le texte des versions française, anglaise et espagnole : Parole de Vie; Nouvelle Bible Segond; Bible en français courant; Colombe; Traduction Œcuménique de la Bible (TOB); Louis Segond 1910; King James; Reina-Valera.

Les trois dernières versions jouissent d’un statut équivalent dans leur langue respective :  Louis Segond, pour le français; King James, pour l’anglais; Reina-Valera, pour l’espagnol.

Pour ceux qui le préféreraient, sachez que le TopBible du TopChrétien offre une excellente version audio de la Louis Segond 1910, accessible par le petit icône en haut à gauche du texte de n’importe laquelle des versions offertes par TopBible. Prenez la peine de tendre l’oreille et de vous mettre à l’écoute de Dieu par ce biais : 2 Corinthiens.

Les liens ci-dessus conduisent vers la seconde épître de Paul aux Corinthiens, car il s’agit d’un complément à l’article Avons-nous un cœur de leader? fondé sur les caractéristiques de leadership démontrées par l’apôtre Paul dans son ministère.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous. Si vous préférez me contacter personnellement, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Auteur : Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA.
Le 10 mars 2018.

Marcher par l’Esprit

Que veut dire la Bible lorsqu’elle nous dit de marcher selon l’Esprit du Dieu Très Saint? Est-il possible pour nous de marcher selon l’Esprit? Ou ces exhortations bibliques ne sont-elles que des paroles vides émises par des rêveurs désincarnés? Le présent article revêt un potentiel de nous aider à répondre à la question suivante pour nous-même : Est-ce que je marche selon l’Esprit ou selon ma nature humaine non-assistée par Dieu?

Heureux tout homme qui craint l’Eternel, qui marche dans ses voies (Psaume 128.1, Segond 21)

L’Esprit Saint vit en chaque personne qui croit que Jésus est mort sur la croix pour elle et qui s’est repentie de ses péchés — c’est-à-dire qu’elle a cessé de vivre indépendamment de Dieu, sans se préoccuper de faire ce qui plaît au Seigneur. Quoique nous soyons chrétiens, il demeure possible d’attrister l’Esprit de Dieu (Éphésiens 4.30) et de l’éteindre (1 Thessaloniciens 5.19), ou, au lieu de cela, de marcher par l’Esprit, de vivre dans la plénitude de l’Esprit (Galates 5.16).

Le Seigneur Jésus-Christ nous invite par son exemple à marcher par l’Esprit. Après Lui, ses apôtres nous encouragent à suivre cette même voie de marcher par l’Esprit.

Pour nous aider à comprendre de quoi il s’agit, nous allons considérer des passages de la Bible où le Saint-Esprit nous indique comment Dieu notre Père désire que nous marchions.

Pour ce faire, nous examinerons des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament où Dieu nous dit comment Il souhaite que nous vivions, ainsi qu’un passage où nous voyons comment marchait un homme de Dieu, le roi Josias. Par la suite nous considérerons des passages plus explicites à propos de ce que signifie et ce qu’implique marcher par l’Esprit.

1. Questions du peuple et réponses de Dieu (Michée 6.6-8)

Observons les questions que se posent les gens sur ce qu’ils pensent nécessaire pour recevoir l’acceptation de la part de Dieu. Notons les exigences extrêmes qu’ils perçoivent. Réfléchissons à la très grande difficulté de plaire à Dieu exprimée par leurs questions :

Avec quoi donc pourrai-je me présenter à l’Eternel? Et avec quoi m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut? Irai-je devant lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an? L’Eternel voudra-t-il des milliers de béliers, dix mille torrents d’huile? Devrai-je sacrifier mon enfant premier-né pour payer pour ma transgression, l’enfant issu de moi, pour expier ma faute? (Michée 6.6-7, Semeur, Bible Gateway).

Ces personnes se demandaient quels sacrifices elles devaient apporter à Dieu pour être pardonnées de leurs péchés. Des milliers de béliers suffiront-ils?  Faudra-t-il présenter jusqu’à dix mille torrents d’huile? Devrai-je aller jusqu’à offrir un sacrifice humain, comme font les nations? Jusqu’à offrir mon enfant premier né en sacrifice d’expiation?  Nous ne savons pas quoi faire, Dieu, pour que tu pardonnes les fautes dont nous sommes coupables! Nous ne savons plus comment agir pour que tu jettes sur nous un regard favorable! C’est là en essence ce que se disaient entre elles, au prophète et à Dieu, plusieurs personnes du peuple de Dieu à l’époque de Michée.

Ne font-ils pas ce que nous faisons quand nous attribuons à Dieu des exigences trop grandes pour nous? Ne font-ils pas ce que nous faisons lorsque nous nous sentons devant une impasse par rapport à ce que Dieu demande de nous? N’abordent-ils pas la question d’être acceptés de Dieu comme nous, quand nous nous fixons sur les impossibilités que cela représente selon notre compréhension limitée de la personne de Dieu? Comparons cela à ce que Dieu — à travers la voix de son prophète Michée — leur demande en réalité :

On te l’a enseigné, ô homme, ce qui est bien et ce que l’Eternel attend de toi: c’est que tu te conduises avec droiture,
que tu prennes plaisir à la bonté et que tu vives dans l’humilité avec ton Dieu (Michée 6.8, Semeur, Bible Gateway).

Dieu ne leur demandait rien de tout ce qu’ils s’imaginaient ou prétendaient croire. Au contraire, ce sont des choses simples qui plaisent à Dieu : que nous pratiquions la justice, que nous aimions la miséricorde, que nous marchions humblement avec notre Dieu. C’est tout. Marcher en faisant le bien. Marcher en aimant la compassion. Marcher sans prétention, non pas comme si nous étions importants. Marcher humblement. Marcher humblement, notre visage étant tourné non pas vers la terre, comme si nous étions écrasés, mais le visage tourné vers Dieu, dans l’espoir et dans la confiance.

2. Manassé, Amon et Josias (2 Chroniques 33-35)

Josias « fit ce que l’Eternel considère comme juste […] Alors qu’il était encore jeune, il entreprit de chercher à plaire au Dieu de David, son ancêtre » (2 Chroniques 34.2-3, Semeur). Il a choisi d’inscrire son histoire personnelle, non pas dans celle de son père Amon ou de son grand-père Manassé, mais dans celle de son ancêtre David. Josias vivait dans des cadres social et religieux mis en place par des rois qui faisaient le mal aux yeux de l’Éternel. Les pratiques qu’ils instaurèrent incitaient au mal. Ils poursuivirent génération après génération dans ces mauvaises pratiques, dans ces voies du mal. De sorte qu’il fut nécessaire pour Josias de combattre des coutumes connues, acceptées, considérées normales. Des réformes étaient nécessaires pour pouvoir marcher avec Dieu et pour conduire le peuple dont il était roi à le suivre dans les voies de Dieu.

Pourquoi ne pas lire en écoutant ce récit en 2 Chroniques 33-35 et en 2 Rois 21-22 dans la Parole de Vie, sur LirelaBible.net.

Quelle est l’importance pour nous de cette histoire des rois Manassé, Amon et Josias? Je crois que si nous cherchons Dieu et désirons marcher avec Lui, nous ne pouvons pas faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes concernant les pratiques culturelles et religieuses de notre époque et des milieux où nous vivons. Il est impératif que nous consultions le Seigneur, ses prophètes, ses apôtres. Consultons ce qu’ils nous ont légué de la part de Dieu et de Son Fils Jésus-Christ dans la Parole de l’Esprit de Dieu, qui est la Très Sainte Bible. Ce qu’il nous faut rechercher ne se limite pas à la connaissance de ce que Dieu désire que nous fassions. Il nous faut également chercher à agir selon ce qu’il dit.

3. Marcher par l’Esprit (Galates 5, Romains 8, Philippiens 4)

Que signifie marcher par l’Esprit et comment y parvenir? Cela nous est enseigné dans les lettres de Paul aux Galates, aux Romains et au Philippiens. Les trois liens qui précèdent vous permettront d’écouter, en même temps que vous lirez, une version de la Bible facile à comprendre, La Bible Parole de Vie. (Veuillez à sélectionner cette version parmi celles disponibles, car c’est la seule du site LirelaBible. net accompagné d’une version audio.

Alors que nous lisons ou écoutons ces passages de la Bible, demandons à Dieu ce que signifie pour nous marcher par l’Esprit et pour quels aspects spécifiques nous pourrions commencer en vue d’améliorer notre marche par l’Esprit. Il s’agirait d’une excellente préparation avant de continuer à lire le présent article.

3.1. Paul aux Galates

Je mettrai l’accent sur quelques passages relativement courts provenant des écrits de l’apôtre Paul. Pourquoi ne pas commencer par Galates 5.25 (Bible du Semeur):

Puisque l’Esprit Saint est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite.

Qu’arrive-t-il lorsque nous nous laissons diriger par l’Esprit Saint ? Nous pouvons expérimenter en nous-même et observer extérieurement un groupe d’attitudes et de comportements comme les suivants : «l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi» (Galates 5.22-23, Semeur). Selon l’apôtre Paul, il s’agit là du «fruit de l’Esprit» (Galates 5.22a, Semeur).

Si, par contre, nous ne nous laissons pas diriger par l’Esprit de Dieu, comme nous y invite le Seigneur notre Dieu et Père, ce que nous expérimenterons et observerons chez nous sera d’une nature autre que ce qui est produit par l’Esprit. L’apôtre Paul en dit ceci: «Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre» (Gal 5.19-21a, Semeur).

3.2. Paul aux Romains

Les chapitres 6 à 8 de Romains traitent spécifiquement du thème dont nous sommes en train de parler ici. L’angle sous lequel nous l’abordons nous vient de la lecture de ce que dit l’apôtre Paul, en Romains 8.5-6, selon la traduction espagnole Nueva Traducción Viviente. La traduction française qui s’en rapproche le plus est la version Darby, où nous lisons:

Car ceux qui sont selon la chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon l’Esprit, aux choses de l’Esprit ; car la pensée de la chair est la mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix (Romains 8.5-6, Darby).

Aucune des autres versions françaises que j’ai consultées ne fait ressortir de manière explicite le rôle de la pensée. Toutefois, cet angle d’attaque du texte me paraît fructueux. Considérons le même passage selon quelques autres versions françaises de la Bible :

En effet, ceux qui se conforment à leur nature propre se préoccupent des réalités de la nature humaine, tandis que ceux qui se conforment à l’Esprit sont préoccupés par ce qui est de l’Esprit. De fait, la nature humaine tend vers la mort, tandis que l’Esprit tend vers la vie et la paix (Romains 8.5-6, Segond 21).

La Segond 21 nous aide ici à comprendre l’expression «selon la chair» de Darby. Être selon la chair (Darby) signifie se conformer à notre nature propre (Semeur), tandis qu’être selon l’Esprit correspond à se conformer à l’Esprit. Pour ceux d’entre nous qui connaissons bien la Bible Segond 1910 ou sa très proche descendante la Nouvelle Édition de Genève :

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix (Romains 8.5-6, Nouvelle Édition de Genève).

Être selon la chair (Darby), vivre selon la chair (NEG) et se conformer à notre nature propre (Segond 21) sont en fait trois manières différentes d’exprimer la même chose. Pareillement, s’affectionner aux choses de la chair (NEG),  se préoccuper des réalités de la nature humaine (Segond 21) et avoir ses pensées aux choses de la chair (Darby) sont trois façons de chercher à rendre ce que le texte original grec cherche à nous dire.

Je ferai maintenant intervenir une quatrième version française pour nous aider à comprendre de ce que l’apôtre Paul cherche à dire concernant la marche par l’Esprit :

En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit. Car ce à quoi tend l’homme livré à lui-même mène à la mort, tandis que ce à quoi tend l’Esprit conduit à la vie et à la paix. (Rm 8.5-6, Semeur)

Selon Darby, si nous sommes selon la chair, nous pensons aux choses de la chair. Selon la Nouvelle édition de Genève et selon Louis Segond 1910, si nous vivons selon la chair, nous nous affectionnerons aux choses de la chair. D’après Segond 21, si nous nous conformons à notre nature propre, nous nous préoccuperons des réalités de la nature humaine. La Bible du Semeur ajoute à notre compréhension de ces versets que notre choix réside entre vivre livré à nous-même ou vivre selon les inclinaisons mises en nous par l’Esprit Saint de Dieu.

Avant que nous produisions œuvre ou fruit observable de l’extérieur de nous, il se passe des choses en nous. Notre cœur est habité par des centres d’intérêts et des préoccupations. Ils prennent la forme de pensées, d’émotions revêtues de pensées. Quoi que cet aspect intime de notre vie ne puisse pas toujours se voir, il n’en constitue pas moins une expression de notre marche par l’Esprit ou de notre marche selon notre nature propre.

Voir les choses ainsi peut nous aider à nous rendre compte qu’un redressement est nécessaire concernant ce avec quoi nous nourrissons nos âmes et meublons nos pensées. Mais ce redressement ne saurait être le résultat de nos efforts personnels, même les mieux intentionnées. Il s’agit d’un fruit, du résultat de quelque chose qui relève de l’Esprit. Ce qui nous appartient à nous dans cette histoire est de décider où irons nos allégeances. Je conclurai en m’appuyant sur la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB). Celle-ci exprime très bien ce qui distingue les deux voies dont nous parlons, ce contraste entre marcher ou vivre selon notre nature propre et marcher ou vivre selon l’Esprit :

En effet, sous l’empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l’empire de l’Esprit, on tend à ce qui est spirituel : la chair tend à la mort, mais l’Esprit tend à la vie et à la paix (Romains 8.5-6, TOB, 2010)

Pour nous aider à nous engager dans la voie de l’Esprit ou à y revenir, nous considérons maintenant un tout dernier passage biblique lequel se trouve dans une autre lettre de Paul, celle qu’il écrivit aux Philippiens alors qu’il séjournait dans une prison romaine.

3.3. Paul aux Philippiens

Dans nos moments de plus grande nécessité, demandons à Dieu qu’Il nous aide à combattre contre les pensées qui ne lui sont pas agréables. Ces pensées indiquent où se trouvent réellement les préoccupations centrales de nos cœurs. Nous pouvons transformer en prière tout ce qui cherche à habiter nos pensées et qui ne vient pas de Dieu. Il s’agit de demander à Dieu qu’il nous vienne en aide avec un ou des aspects spécifiques de notre vie. Demandons-Lui de nous porter secours dans nos défaillances d’attitudes et de comportements.

Nous avons tout intérêt à suivre le conseil donné par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Philippiens, ch. 4 v. 8 (Semeur):

Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange.

En conclusion

Cet article ne traite que d’un seul parmi de nombreux aspects de la marche par l’Esprit : obéir à Dieu, faire ce qui Lui plaît, selon ce que nous ont dit les prophètes et les apôtres, tels que nous pouvons les lire dans la Parole de Dieu, la Bible. Il y a cependant plusieurs autres aspects qui doivent être pris en compte : aimer la Parole de Dieu, prier le Seigneur, faire confiance en l’amour du Père à notre égard, comprendre que ce même amour que Dieu a pour nous, il l’a également envers toute personne avec qui nous entrons en relation — et bien plus encore. Je vous invite à lire tout en les écoutant, les textes bibliques mentionnés ici, chacun dans son propre contexte, c’est-à-dire en considérant chacune des trois lettres d’où sont tirés les extraits dont nous venons de parler : Galates, Romains, Philippiens.

Soyez bien à l’aise de laisser, en commentaire au bas de cet article, votre propre expérience d’appropriation des promesses de Dieu ou de ses réponses à vos prières dans votre vie.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Publié le 2 mars 2018;
Édité les 3 et 4 mars 2018.

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Cet article est le résultat de ma participation au séminaire Torrent qui purifie dirigé par l’équipe pastorale de l’Église Vie Abondante, de janvier à mars 2018. Plus précisément, il s’agit de ma réponse personnelle à des passages bibliques que Dieu a placés sur mon cœur alors que je réfléchissais au matériel de la leçon intitulée, Marcher selon l’Esprit.

Avons-nous un cœur de leader?

Demandons-nous à Dieu qu’il nous aide à développer un cœur de leader? Oublions-nous parfois que s’il existe de mauvais leaders, il en existe aussi de très bons? Cet article est le résultat d’une méditation sur les attitudes de leadership démontrées par l’apôtre Paul en observant ce qu’il dit dans sa deuxième épître aux Corinthiens.  Il est important de comprendre que la notion de leadership telle que présentée dans le présent article touche chaque personne, car il y a toujours des sphères de nos vies où nous sommes des leaders.

L’Eternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté (Psaume 147.11, NEG)

Ne sommes-nous pas prompts à critiquer les leaders spirituels qui nous entourent? Parfois nous avons raison, parfois pas. Il y a aujourd’hui des leaders chrétiens qui enseignent ce que les gens désirent entendre plutôt que la vérité de la part de Dieu. Jésus nous avait prévenus — comme aussi les prophètes avant lui et les apôtre après lui — dont les propos sont inscrits pour nous dans la Parole de Dieu, référence de tout chrétien.

Toutefois, il est impératif de se souvenir que s’il y a de faux prophètes, il y en a des vrais. S’il y a ceux qui enseignent sans sincérité, il y a ceux qui enseignent en toute sincérité. S’il y a ceux qui conduisent ceux qui les écoutent vers la mort, par séduction et mensonge, il y a aussi ceux qui transmettent la vie à leurs auditeurs par la vérité provenant du Seigneur. S’il y a des personnes chrétiennes qui s’opposent à Christ tout en se réclamant de Lui, il y a aussi celles qui enseignent le message de Christ dans la vérité et avec son approbation.

Avant d’amorcer notre réflexion sur le cœur de leader que nous dévoilent les Écritures  à propos de l’apôtre Paul, posons-nous des questions à notre propre sujet. Quelles sont nos attitudes intérieures vis-à-vis des gens sous notre leadership? Comment agissons-nous dans les domaines qui relèvent de nos responsabilités envers les autres? Plaçons-nous leur intérêt avant le nôtre? Prions-nous pour eux? Nos relations sont-elles caractérisées par la vérité, la sincérité et la fidélité envers ce que Dieu nous demande?

Le cœur de leader de l’apôtre Paul (selon 2 Corinthiens)

Nous sommes maintenant prêts à extraire de la deuxième épître de Paul aux Corinthiens quelques-unes des caractéristiques de son leadership, des attitudes manifestées par Paul. Je vous encourage à écouter et à lire la deuxième épître aux Corinthiens, avant même de poursuivre la lecture du présent article, sur le site et avec les outils de Bible.Is.

Après avoir lu cette lettre à quelques reprises dans diverses traductions, j’ai été touché, premièrement, par la sincérité de l’apôtre. Ce qui me sauta ensuite aux yeux fut sa confiance en Dieu. Il avait appris à s’appuyer sur les forces de Dieu et non sur les siennes. J’ai été heureux de constater que Paul parlait de manière franche et véridique.

Non moins impressionnant concernant le leadership de l’apôtre Paul est qu’il renonçait à considérer le maintien de sa réputation personnelle comme plus importante que de bien accomplir sa fonction d’ambassadeur pour Christ. Cela incluait l’audace de dire aux autres ce qu’ils n’aimaient pas entendre quoi qu’ils en avaient besoin pour croître dans leur foi.

Il a aussi démontré un zèle remarquable pour transmettre le message de Dieu aux personnes à qui Dieu voulait qu’il soit transmis de sa part. Je fus par ailleurs intrigué et édifié de noter la sensibilité de Paul pour laisser de côté une porte ouverte de la part du Seigneur pour annoncer l’Évangile, alors qu’il s’inquiétait de l’un de ses collaborateurs (2 Corintihiens 2.12-13).

L’on constate chez lui la reconnaissance que sa sanctification lui vient de Dieu et non de ses propres efforts ou du zèle dont il ne cesse de faire preuve. Il s’appuyait sur les manières de faire conformes à la volonté de Dieu et à la foi en Lui, plutôt que de se confier dans les manières du monde lorsqu’il luttait contre les obstacles (2 Cor. 5).

De fait, Paul sait qu’il combat contre des raisonnements qui s’opposent à la connaissance de Christ et de Dieu, aussi, parle-t-il en vue de détruire ces obstacles. Mais, il le fait avec les forces et les méthodes de Dieu, priant et se confiant en l’Esprit de Dieu pour faire le travail nécessaires dans les coeurs, pour donner aux gens la vie, pour les conduire vers la paix qu’il y a en Jésus-Christ, pour créer la lumière là où règnent les ténèbres.

Quelles autres attitudes et caractéristiques de leadership trouve-t-on chez Paul en lisant sa deuxième épître aux Corinthiens? Plusieurs fois, dans cette lettre comme dans ses autres lettres, l’apôtre Paul démontre un amour profond et sincère envers les personnes que Dieu a placées sous son leadership. Jamais il ne perd de vue sa fonction prioritaire auprès des gens que Dieu lui a confiées : qu’elles connaissent Christ et croissent en Lui.

Le cœur de leader que l’exemple de Paul nous invite à développer

Quels effets peut avoir l’exemple de Paul sur nous au vingt-et-unième siècle? Nous avons tous une fonction de leadership dans certaines circonstances et dans certains cercles. Comment l’exemple de l’apôtre Paul nous inspire-t-il ou nous encourage-t-il à améliorer certains des aspects du leadership mentionnés dans cet article? N’y aurait-il pas une dimension en particulier pour lequel l’Esprit de Dieu nous invite à Lui faire confiance? Lui faire confiance pour croître dans un domaine précis de notre leadership? Croître dans notre foi? Croître dans notre obéissance? Croître en notre amour et en notre sensibilité envers les bien-aimés de Dieu avec qui Il nous a placé dans une relation de leadership?

Peut-être devons-nous croître dans notre acceptation et réception de l’amour de Dieu envers nous-même! Croître dans notre amour envers Dieu, notre Père, envers Christ, Son Fils, envers l’Esprit Saint, lequel vit en nous par la foi en Christ, don du Père. Cet Esprit, celui de Jésus, nous donne le salut éternel et, maintenant même, la paix du cœur.

L’article Avons-nous un cœur de leader? peut être consulté dans son intégralité, dans sa langue originelle de publication, l’espagnol, sous le titre ¿Tenemos un corazón de líder?

Vous pourriez tirer profit de l’article Écouter la Bible, pourquoi pas? Celui-ci fournit quelques indications sur les particularités de quelques versions audio de la Bible.

Pour me contacter, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA;
Article publiée en espagnol : le 23 février 2018;
Article traduit en français : le 5 mars 2018;
Traduction éditée : les 6, 8 et 9 mars 2018.

Lire la Bible ne vous dit plus rien?

Vous faites partie de ceux qui ont peu de motivation à lire la Bible? Vous avez l’impression qu’elle ne vous parle plus? Les mots passent devant vos yeux et ne laissent aucune empreinte dans votre cœur? Bref, lire la Bible ne vous dit plus rien!

Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées!
Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité (Ps 139.23-24)

Considérez les quelques premiers versets de la deuxième épître de Pierre et demandez-vous ce qu’elle vous dit d’encourageant – 2 Pierre 1.1-2, LSG:

Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ notre Seigneur!

L’apôtre ne s’adresse-t-il pas ici à tous ceux qui ont reçu la foi en Jésus, donc à vous et à moi qui vivons aujourd’hui – qui que nous soyons? Si nous croyons qu’à travers l’apôtre Pierre, Dieu lui-même nous adresse ces mots, ne serons-nous pas encouragés de l’entendre nous bénir? N’aurons-nous pas alors envie de lire le reste de cette lettre (2 Pierre) en demandant à Dieu de nous parler, de nous instruire, de nous diriger?

Vous n’êtes pas certain de la valeur de ce que je viens d’avancer ? Considérez l’introduction de la première épître de Paul aux Corinthiens, où il est écrit:

À tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ! — 1 Co 1.2-3, Seg 21.

L’apôtre Paul s’adresse en premier lieu, il est vrai, aux croyants de l’église de Corinthe. Mais il précise ensuite que sa bénédiction est adressée à toute personne en tout lieu qui  font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. N’est-ce pas là une parole que l’on peut s’approprier pour soi-même, encore aujourd’hui?

Mais, dites-vous, en quoi les textes de l’Ancien Testament me concernent-ils aujourd’hui? Considérez, à titre d’exemple, une promesse faite à Josué par Dieu à travers Moïse :

L’Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi. *Il ne te délaissera pas, il ne t’abandonnera pas. N’aie pas peur et ne te laisse pas effrayer. » — Deutéronome 31.8, Seg 21.

Et encore :

Personne ne pourra te résister tant que tu vivras. Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse. *Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs ancêtres de leur donner. Seulement, fortifie-toi et aie bon courage en te conformant fidèlement à toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche afin de réussir où que tu ailles. Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de toi ! Médite-le jour et nuit pour agir avec fidélité conformément à tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas ordonné : ‘Fortifie-toi et prends courage’ ? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. » — Josué 1.5-9, Seg 21.

Voyez comment l’auteur de l’épître aux Hébreux n’hésite pas un instant à extraire cette promesse de son contexte historique pour en tirer une application directe pour les chrétiens auxquels il adresse une exhortation de s’attendre à Dieu pour répondre à leurs besoins matériels alors même qu’ils exercent la générosité envers d’autres croyants :

Que votre conduite ne soit pas guidée par l’amour de l’argent, contentez-vous de ce que vous avez. En effet, Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme ? — Hébreux 13.5-6, Seg 21.

L’auteur de l’épître aux Hébreux exhorte à ne pas se laisser guider par l’amour de l’argent et à se contenter de ce que nous avons, puis, applique à ses auditeurs la promesse qui avait été faite à Josué en Deutéronome 31.8 et en Josué 1.5 et Josué 1.9 en citant le texte de cette promesse directement et en l’attribuant à Dieu (Hébreux 13.5b, Seg 21) :

Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas.

Puis, il tire de ce qui précède l’application suivante pour ses auditeurs chrétiens d’un autre contexte et d’une autre époque (Hébreux 13.6, Seg 21) :

C’est donc avec assurance que nous pouvons dire :  Le Seigneur est mon secours, je n’aurai peur de rien. Que peut me faire un homme?

Vous croyez que la Bible est la Parole de Dieu, mais vous hésitez à en tirer des implications pour votre vie — ce qui contribue à vous démotiver de la lire ? Pourquoi ne méditeriez-vous pas ce qui précède ? Un auteur inspiré de Dieu dans le Nouveau Testament s’appuie sur un auteur inspiré de Dieu dans l’Ancien Testament pour exhorter des personnes bien concrètes dans des situations bien concrètes mais très différentes. Cela ne pourrait-il pas nous servir de modèle pour oser davantage s’appuyer sur les textes de la Parole de Dieu afin d’y puiser un encouragement pour nos vies aujourd’hui ?

Que nous lisions l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament, nous pouvons le faire en demandant à Dieu notre Père de se révéler à nous à travers ce qui demeure Sa Parole !

N’hésitez pas à participer au forum chrétien la Rencontre, une communauté de dialogue à propos de la foi chrétienne, dont la mission prolonge celle de Savoir et croire .ca. Libre à vous également de laisser un commentaire dans la boîte au bas du présent article. Pour me contacter en direct, veuillez suivre les indication sous Questions ou commentaires.

Que la Parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! (Col 3.16, Seg 21)

Daniel Garneau,
B Th, B Com, MA,
Le 27 février 2018

Ce que j’entends par « Je suis chrétien »

Être chrétien? Qu’est-ce que j’entends quand je dis : « Je suis chrétien » ? Le plus brièvement possible, être chrétien signifie pour moi entre autres choses croire que la Bible est la Parole de Dieu, reconnaître que je suis pécheur, perdu loin de Dieu pour l’éternité, admettre que sans le salut accompli par Jésus lorsqu’il est mort sur la croix, je ne pourrais jamais me retrouver auprès de mon Père céleste après ma mort. Mais par dessus tout, lorsque je dis « je suis chrétien », j’entends par là que je fais confiance au Seigneur Jésus-Christ pour avoir accompli pour moi tout ce qu’il faut pour que je puisse me présenter devant Dieu sans honte ni crainte au jour du jugement, car c’est par Lui, Jésus, c’est par sa mort et sa résurrection, que sont assurées les promesses de Dieu.

Nous étions tous comme des brebis égarées :
chacun suivait sa propre voie,
et l’Eternel a fait retomber sur lui
nos fautes à tous. (Ésaïe 53.6, Segond 21)

Chaque fois que je dis « je suis chrétien » je réaffirme toutes ces choses que je viens juste de mentionner et j’en sous-entend bien d’autres encore. L’une d’entre elles consiste dans un choix personnel : celui de faire confiance à celui qui m’a aimé au point de donner sa vie pour moi; le choix de placer en Lui ma confiance pour mon sort éternel devant Dieu, comme aussi le choix de placer en Lui ma confiance pour les petites choses de ma vie. Quelle merveille de me savoir aimé, guidé, protégé et accompagné en tout ce que je fais !

J’ai entendu parler de l’Évangile seulement une fois devenu adulte et sorti du Québec pour travailler et voyager dans les provinces anglaises du Canada : l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique, de 1970 à 1975 environ.

Il a fallu plusieurs années avant que je me décide à rendre ma vie conforme à ce qu’enseignent les Écritures et à commencer à marcher avec Dieu pour de bon, en 1977. Il m’a été facile de croire que la Bible était la Parole de Dieu, de reconnaître que j’étais pécheur, perdu loin de Dieu pour l’éternité, puis d’admettre que sans le salut accompli par Jésus lorsqu’il est mort sur la croix pour moi, je ne pourrais jamais me retrouver auprès de mon Père céleste après ma mort.

Le plus dur a été de prendre ma décision de changer de manière de vivre afin d’obéir le mieux possible à ce que Dieu enseigne dans les Écritures. Une fois cette étape franchie, le reste en était la conséquence naturelle, plus précisément, la conséquence spirituelle. J’ai eu le bonheur de fréquenter une Église locale Évangélique où l’on enseignait les Écritures et encourageait les croyants à servir Christ en témoignant de notre foi, en développant nos dons spirituels et en participant aux ministères de l’Église.

Il y a eu bien des épreuves depuis, ainsi que des périodes de découragement. Aujourd’hui quand je commets un péché, au lieu d’en être surpris, je me réjouis de savoir que c’est pour des pécheurs comme moi que Jésus a donné sa vie. J’ai fini par me rendre compte avec le temps que ce qui importe n’est pas que je puisse être fier du type de personne chrétienne que je suis, mais que je sois fier de la sorte de Sauveur à qui je dois mon entrée dans la famille de Dieu.

J’ai composé ce court témoignage de ma foi chrétienne lorsque, le 9 décembre 2014, je me suis présenté sur le Forum Chrétien la Source d’eau vive – Forum Chrétien Protestant de soutien et de partage, sous Se présenter pour mieux se connaître et Bonjour de Québec. Il a été légèrement ajusté ici surtout pour en lever les ambiguïtés.

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Auteur : Daniel Garneau, B Th, B Com, MA.
Édité les 7 février et 23 juillet 2018.